Carol Hughes’ column – Changes to long term care overdue

People in congregate living settings, such as those in long term care residences have every right to wonder why more wasn’t done to ensure their safety in the aftermath of the first wave of Covid-19. While governments may have lurched from event to event in the pandemic’s early days, the fact that so little was done to shore up the ability of homes to keep their residents safe may show that the government isn’t interested in the best answer to the problem, privatization.

The whole notion likely runs counter to the sensibilities of those who believe in the omnipotence of the market and its ability to efficiently address need – which the government has its fair share of.  However, beliefs won’t change the fact that for-profit, long term care residences were ground zero during the first wave of the pandemic.  Now, they are being ravaged again, with little learned from the first go-around and less done to ensure the safety of residents, leaving observers to question whether profits and dividends are more valued than individuals.

While it’s true there are ways that provinces can improve how residences operate, the profit model could be the biggest reason most changes would need to be made. No clearer example of that is available than the reliance on part time employees that helped carry Covid from one long term residence to the next. That was needed since many of these employees often worked in more than one home to make ends meet. Some jurisdictions have tried to end the practice, forcing part-timers to choose one employer.  In the end this punishes the employee showing that the well-being of residents and employees are secondary considerations.

Making money should never be more important than the lives and dignity of our loved ones. During the first wave of the pandemic, over 80% of COVID-19 deaths in Canada happened in long-term care settings and it’s only getting worse in the second wave.  New Democrats are demanding better for our loved ones by calling for an immediate end to profit-driven, long term care homes and bringing Revera, a private, for-profit centre owned by the federal government, into public ownership.

Revera is clearly the place to begin.  Even before the pandemic, the company was facing dozens of lawsuits related to neglect contributing to death.  In the last year, the problems have only mounted along with the lawsuits.  Any settlements from the courts would undoubtedly send the company to look for ways to recoup losses and increase profit which will likely cut further into operating costs that ensure the safety of residents and employees.

As recently as May, the federal Minister responsible for Revera said the government would be doing more to help seniors living in their homes.   Over half a year later, it remains to be seen what was meant by that.  The shame is that by refusing to make changes to protect residents in homes the government controls, it creates permission for other providers in Canada to follow that example and do the same.

Seniors in this country deserve much better treatment than what they have received in many long term care homes. It’s crucial that the federal government take immediate action to ensure our loved ones are safe and that private, for-profit homes are never again allowed to prioritize their profits over the dignity and well-being of Canadians. We have placed too much faith in market forces and must dial that back under the realization that we can ensure needs are met, rather than hope they are.  There are many ways to make money without compromising the safety of vulnerable people living in long term care facilities.

Dans les soins de longue durée, ça aurait dû changer

Les résidents d’établissements collectifs, par exemple ceux de soins de longue durée, ont raisons de se demander pourquoi on s’est si peu soucié de leur sécurité à la suite de la première vague de la Covid‑19. Même si, aux premiers temps de la pandémie, les gouvernements ont peut-être navigué à l’estime, d’un événement à l’autre, le bilan décevant de la protection qu’ils auraient dû assurer aux résidents peut être le signe qu’ils se désintéressent de la meilleure réponse au problème qu’est la privatisation.

Voilà qui risque de froisser les sensibilités de ceux qui croient en la toute-puissance du marché et en sa capacité de répondre efficacement au besoin – à quoi l’État participe pas mal. Mais les croyances ne changeront rien au fait que les établissements privés à but lucratif ont été à l’épicentre de la première vague. Ils sont encore frappés de plein fouet, ayant peu retenu les leçons du premier épisode et ayant fait encore moins d’efforts pour assurer la sécurité des résidents. Voilà qui fait s’interroger les observateurs sur les priorités de ces établissements : est‑ce les profits et les dividendes ou les personnes?

Indéniablement, les provinces disposent de moyens pour améliorer le fonctionnement des résidences, mais le modèle de maximisation des bénéfices pourrait être la principale justification de la plupart des changements qui s’imposent. L’exemple le plus éloquent est la dépendance de ces établissements par rapport aux employés à temps partiel, qui ont contribué à disséminer la Covid d’un établissement à l’autre, une catastrophe annoncée, vu que beaucoup de ces employés, pour joindre les deux bouts, travaillent souvent dans plus d’un établissement. Des provinces ont bien essayé de mettre fin à cette pratique, en les obligeant à choisir un employeur. Au bout du compte, c’est l’employé qu’on punit, ce qui montre que le mieux-être des résidents et des employés est relégué au second plan.

Les profits ne doivent jamais l’emporter sur les vies et la dignité de nos êtres chers. Au Canada, pendant la première vague, les établissements de soins de longue durée ont déploré plus de 80 % des morts emportés par la maladie, et la deuxième vague ne fait qu’alourdir le bilan. Les néo-démocrates exigent mieux pour nos êtres chers en réclamant la fin immédiate des établissements à but lucratif et l’inclusion de Revera, un de ces centres privés, propriété fédérale, dans le réseau des établissements publics.

Visiblement, il faut commencer par Revera. Même avant la pandémie, cette entreprise était l’objet de dizaines de poursuites pour négligence ayant contribué à la mort. L’année dernière, les problèmes se sont seulement aggravés en raison directe des poursuites. Invariablement, les décisions des tribunaux devaient amener l’entreprise à chercher des moyens d’éponger les pertes et d’accroître ses profits, peut-être en rognant davantage sur les coûts d’exploitation qui assurent la sécurité des résidents et des employés.

Pas plus tard qu’en mai, le ministre fédéral chargé de Revera a dit que le gouvernement ferait davantage pour aider les personnes âgées à vivre chez elles. Plus de six mois plus tard, on s’interroge encore sur ce qu’il voulait dire. Le scandale c’est qu’en refusant d’apporter les modifications qui protégeraient les résidents des établissements de l’État, on autorise les autres fournisseurs de services  à suivre ce mauvais exemple.

Nos personnes âgées méritent d’être mieux traitées que les résidents de beaucoup d’établissements de soins de longue durée. Il est indispensable que le gouvernement fédéral prenne des mesures immédiates pour assurer la sécurité des êtres chers et que, jamais plus, on n’autorise les établissements privés à but lucratif à faire passer leurs profits avant la dignité et le mieux-être des Canadiens. Ayant trop fait confiance aux forces du marché, nous devons faire marche arrière, devant le constat que nous pouvons satisfaire les besoins au lieu d’espérer les satisfaire. Il y a amplement moyen de s’enrichir sans compromettre la sécurité des résidents vulnérables des établissements de soins de longue durée.

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