Carol Hughes’ column – Christmas comes early for corporate Canada

Last week’s economic update could have been an opportunity for the government to show it was serious about tackling some persistent issues that can’t seem to gain traction when it comes to federal spending, instead it turned into an early Christmas gift for corporate Canada.  That’s because the government came up with 14.4 billion dollars to write off capital costs.  What’s worse, we’re going deeper into debt to do it.

While some of these costs are attached to a tax write-off mechanism to quickly recoup the costs of machinery and equipment, there are more vague measures that allow them to invest in assets.  That means they can write off more for private corporate jets and limousines, while so many Canadians struggle to make ends meet.  Part of that struggle now includes paying for these incentives.

Only a week later we received a jarring reminder of how poorly public investments can perform when GM announced they will be shuttering their operations in Oshawa.  GM had been on the receiving end of billions in bailout money and loans from Canada and Ontario only a decade ago, but didn’t bother to consult with either government before deciding to close their plant.  This is despite the fact Canada lost money on the bailout and there is still an outstanding loan for more than a billion dollars according to Export Development Canada.  This illustrates how there is no loyalty from corporations which is why New Democrats support the idea of attaching conditions that guarantee job retention and job creation when public money is used in this manner.

The former parliamentary budget officer looked at the economic update and concluded that Canada is deficit-financing the corporate sector.   But this is nothing new.  Decades of corporate tax breaks have consistently shifted the burden onto Canadian households.  Sixty-five years ago, people and corporations contributed equal amounts of income tax to the Canadian government. By 2016, the balance had shifted to the point that Canadians paid $145 billion in income tax, while corporations paid $41 billion.  Instead of doing anything to re-establish balance, the government came up with even more for corporations.

What makes this so frustrating is the realization that so many issues and pressing needs are underfunded or unaddressed.  Personal debt has grown to the point that Canadians owe $1.69 for every dollar of disposable income. Despite this knowledge, the government chose to merely study Pharmacare even though it would help ease the burden for many households that struggle with expensive prescription drugs.  We only have to look at countries that have implemented full and comprehensive pharmacare systems to understand that it benefits those who are struggling to pay for medication and companies that no longer have to finance an employee drug plan.  It is an opportunity to invest in a way that helps businesses and households, but the government refuses to make it a real priority.

There’s also First Nation’s education which is still operating under a significant funding gap and a growing housing crisis in Canada.  Both of those problems have only received a fraction of what is needed to make any headway, but the government has moved swiftly to address corporate concerns – again.  The incentives from the economic update come on the heels of our $4.5 billion purchase of the Northern Gateway pipeline making it closer to $20 billion that we have been willing to borrow from households to finance the biggest businesses this year alone.   Somewhere along the way the government has to balance its spending so that the people who are paying the freight receive more of the benefit. Time and again blanket handouts to corporations have not resulted in desired outcomes, but government after government has been unwilling to stand up to corporate Canada and ask them to earn them.


Noël arrive tôt pour les corporations les plus riches du Canada

La mise à jour économique de la semaine dernière aurait pu être l’occasion pour le gouvernement de montrer qu’il s’attaque sérieusement à certains problèmes persistants qui ne semblent pas être pris en considération dans les dépenses fédérales, mais elle s’est plutôt transformée en cadeau de Noël pour le milieu des affaires canadien. En effet, le gouvernement a proposé un montant de 14,4 milliards de dollars pour amortir les coûts en capital. Malheureusement, cela ne fera que nous endetter davantage.

Bien que certains de ces coûts soient liés à un mécanisme d’amortissement fiscal visant à recouvrer rapidement les coûts des machines et du matériel, il existe des mesures plus vagues qui permettent aux entreprises d’investir dans les actifs. En fait, cela leur permettra de déduire davantage pour les limousines et les avions d’affaires privés, alors que tant de Canadiens ont de la difficulté à joindre les deux bouts. Il faudra maintenant payer pour ces incitatifs.

À peine une semaine plus tard, nous avons reçu un rappel brutal du rendement médiocre des investissements publics lorsque GM a annoncé qu’elle mettra fin à ses activités à Oshawa. GM avait reçu des milliards de dollars en fonds de sauvetage et en prêts du Canada et de l’Ontario il y a seulement dix ans, mais n’a pas pris la peine de consulter les deux gouvernements avant de décider de fermer son usine. Malgré le fait que le Canada a perdu de l’argent lors du plan de sauvetage, il y a encore un prêt en souffrance de plus d’un milliard de dollars selon Exportation et développement Canada. Cela illustre l’absence de loyauté de la part des entreprises et c’est pourquoi les néo-démocrates appuient l’idée d’imposer des conditions qui garantissent le maintien et la création d’emplois lorsque les fonds publics sont utilisés de cette façon.

L’ancien directeur parlementaire du budget a examiné la mise à jour économique et a conclu que le Canada finance de façon déficitaire le secteur privé. Mais cela n’est pas nouveau. Des décennies d’allégements fiscaux pour les entreprises ont constamment fait retomber le fardeau sur les ménages canadiens. Il y a 65 ans, les particuliers et les sociétés versaient au gouvernement canadien des montants égaux d’impôt sur le revenu. En 2016, le solde avait changé au point où les Canadiens payaient 145 milliards de dollars en impôt sur le revenu, tandis que les entreprises payaient 41 milliards de dollars. Au lieu de prendre des mesures pour rétablir l’équilibre, le gouvernement continue à en donner plus aux entreprises.

Ce qui rend cette situation si frustrante, c’est de voir que tant de questions et de besoins pressants sont sous-financés ou non pris en compte. La dette personnelle a augmenté au point où les Canadiens doivent 1,69 $ pour chaque dollar de revenu disponible. Malgré ce fait, le gouvernement a choisi de simplement étudier le régime d’assurance-médicaments, même si l’adoption de celui-ci permettrait d’alléger le fardeau de nombreux ménages aux prises avec des médicaments sur ordonnance coûteux. Il suffit de regarder les pays qui ont mis en place des régimes complets d’assurance-médicaments pour comprendre qu’ils profitent aux particuliers qui ont de la difficulté à payer les médicaments et aux entreprises qui n’ont plus à financer un régime d’assurance-médicaments pour leurs employés. C’est une occasion d’investir d’une façon qui aide les entreprises et les ménages, mais le gouvernement refuse d’en faire une véritable priorité.

Il y a aussi l’éducation des Premières Nations, qui est toujours confrontée à un important déficit de financement, alors que l’on assiste à une crise croissante du logement au Canada. Ces deux problèmes n’ont reçu qu’une fraction de ce qui est nécessaire pour faire avancer les choses. Par contre, le gouvernement a encore une fois agi rapidement pour répondre aux préoccupations des entreprises. Les incitatifs découlant de la mise à jour économique font suite à l’achat du pipeline Northern Gateway de 4,5 milliards de dollars, ce qui nous rapproche des 20 milliards de dollars empruntés aux ménages pour financer les plus grandes entreprises, et ce, cette année seulement. À un moment donné, le gouvernement doit équilibrer ses dépenses afin que les gens qui paient la note reçoivent une plus grande part des avantages. À maintes reprises, la distribution de cadeaux aux corporations n’a pas donné les résultats escomptés, mais les différents gouvernements ont refusé de tenir tête au milieu des corporations les plus riches du Canada et ne lui ont pas demandé de faire sa part.

This entry was posted in Carol Hughes' Column, Columns. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *