Carol Hughes’ column – Despite the promises, veterans still fighting for better service

Last week I attended a rally on the steps of Parliament organized by veterans suffering from the long-lasting effects of the anti-malarial drug Mefloquinne.  It struck me that this is becoming the new normal as veterans are forced to take their struggles with Veterans Affairs to the government themselves.  That this problem persists through successive governments shows that, despite many promises to make things better, there is still a long way to go to if we want to better care for our veterans who have served us in a selfless way.

You may recall that the previous government cut funding to Veterans Affairs which resulted in the layoff of case managers and the closure of a number of regional offices.  This meant that veterans were left to deal with a more centralized system that featured less people to help them.  The move was a surprise considering the Conservative Party likes to associate itself with the military, and veterans are a consistent source of national pride.  Despite that, they forged ahead with the cuts amid criticism from veterans, veteran’s advocates, and political foes.

It was no surprise when the current government adopted a policy to reverse the cuts and made specific promises to increase the number of case-workers tasked with assisting our veterans. But, like so many other promises, bold words and intentions have not been followed up with enough resources to tackle the problem.

That is the message that can be taken from a Global News report that shows the government is only half way to meeting their commitment to restore the case-worker to veteran ratio.  Despite clear promises to rectify the imbalance, the government still hasn’t allocated the necessary funds needed to make a significant dent.  By the time the Conservatives cuts took hold, the Department of Veterans Affairs was down to one case manager for every 42 Veterans in the system.  The governing Liberals promised to shrink the ratio down to 25:1, but that number hasn’t been reached.

In some cities the ratio remains in the 42:1 range and there are regions still operating under ratios as high as 39:1.  The slow progress means that the government’s commitment is in danger of withering on the vine. With an election a year out, they could well go to polls having not fixed the problem.

In the meantime veterans face lengthy waits for approval to receive the help they need for things such as medically necessary treatments.  Furthermore, how quickly a veteran’s case may receive attention from a case manager depends largely on where they live.  In Quebec, there is a case manager for every 29 veterans, but in Ontario, a person doing the same job will be responsible for more than 40 veterans.

This is a far cry from the “one veteran, one standard” slogan the government adopted during the campaign.  It leaves some veterans struggling to be heard, while their comrades in other region are receiving more prompt attention. Given the discrepancy, it is easy to understand how veterans are frustrated.  They are weary of having to fight their own government to receive a standard of care that we once afforded to all veterans. As we approach Remembrance Day, Canadians may be too.


Malgré les promesses, les anciens combattants se battent toujours pour obtenir de meilleurs services

La semaine dernière, j’ai assisté à un rassemblement sur les marches du Parlement organisé par des anciens combattants souffrant des effets à long terme du médicament antipaludique Mefloquinne. Ce qui m’a frappé, c’est de voir que cette situation devient tranquillement la nouvelle norme : les anciens combattants sont obligés de se battre, eux-mêmes, avec le gouvernement. La persistance de ce problème dans les gouvernements successifs montre que, en dépit des nombreuses promesses faites pour améliorer la situation, il reste encore un bon bout de chemin à parcourir si l’on veut prendre soin des anciens combattants qui nous ont servi avec altruisme.

Vous vous souvenez peut-être que le gouvernement précédent avait réduit le financement accordé à Anciens Combattants du Canada, ce qui avait entraîné la mise à pied de gestionnaires de cas et la fermeture de plusieurs bureaux régionaux. Autrement dit, les anciens combattants se sont retrouvés à devoir naviguer dans un système plus centralisé où il y avait moins de personnel pour les aider. Cette manœuvre a eu de quoi surprendre compte tenu du fait que le Parti conservateur aime bien s’associer aux militaires et que les anciens combattants sont une source constante de fierté nationale. En dépit de cela et malgré les critiques provenant des anciens combattants et de leurs défenseurs, ainsi que de leurs adversaires politiques, les conservateurs sont allés de l’avant avec les compressions.

Sans surprise, le gouvernement actuel a adopté une politique visant à inverser les coupures et a fait des promesses précises pour augmenter le nombre de gestionnaires de cas chargés d’aider les anciens combattants. Or, comme tant d’autres promesses, les grands mots et les grandes intentions ne sont pas venus avec suffisamment de ressources pour résoudre le problème.

Voilà le message qu’on peut conclure d’un reportage de Global News montrant que le gouvernement n’a respecté que la moitié de son engagement visant à rétablir le ratio entre le nombre de gestionnaires de cas et le nombre d’anciens combattants. Malgré des promesses claires visant à corriger le déséquilibre, le gouvernement n’a pas encore affecté les fonds nécessaires pour y parvenir. Au moment où les compressions des conservateurs se concrétisaient, le ministère des Anciens Combattants comptait un gestionnaire de cas pour 42 anciens combattants inscrits dans le système. Les libéraux ont promis de réduire le ratio à 25 pour 1, mais ils n’y sont pas encore arrivés.

Dans certaines villes, le ratio demeure dans la fourchette du 42 pour 1 tandis que dans certaines régions, le ratio est toujours de 39 pour 1. La lenteur des progrès signifie que l’engagement du gouvernement risque de dépérir. L’élection étant dans moins d’un an, les libéraux pourraient bien ne pas avoir réglé le problème le jour du scrutin.

Dans l’intervalle, les anciens combattants attendent longtemps pour qu’on accepte de leur offrir l’aide dont ils ont besoin pour des choses aussi nécessaires que des traitements médicaux. En outre, l’attention que reçoit le cas d’un ancien combattant dépend largement de l’endroit où celui-ci habite. Au Québec, on compte toujours un gestionnaire de cas pour 29 anciens combattants, mais en Ontario, la personne qui fait le même travail est responsable de plus de 40 anciens combattants.

Nous sommes loin du slogan « un ancien combattant, une norme » que scandait le gouvernement pendant la campagne électorale. Certains anciens combattants ont du mal à se faire entendre, tandis que leurs camarades d’autres régions reçoivent une attention plus rapide. Compte tenu de cet écart, il est facile de comprendre la frustration des anciens combattants. Ils sont fatigués de devoir se battre contre leur propre gouvernement pour recevoir les soins de qualité qui étaient jadis offerts à tous les anciens combattants. À l’approche du jour du Souvenir, les Canadiens devraient l’être aussi.

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