Carol Hughes’ column – First Nations education funding not matching promises made

When children across the country went back to school after Labour Day, 400 elementary students in Kashechewan First Nation were forced to stay home.   In that community, a state of emergency has been called over the condition of their portable classrooms that are riddled with black mould and structurally unsound.  The problem is nothing new, but the students aren’t taking this unintended break as a holiday.  Instead, they are trying to do something about it.

That’s why students from the St. Andrews School in Keshechewan were in Ottawa when Parliament opened on Monday. They demanded a real bricks and mortar school that could bring their education in-line with that of which other Canadian children enjoy.   This is the second generation of students that made the trek to Ottawa and they are growing weary of promises that never deliver results.

The student’s reminder came just days after First Nations in Saskatchewan took the government to task over funding gaps for education that persist despite a federal promise of $2.6 billion to address the inequity. Leaders in those communities say the shortfall is a problem all across the country and that it means schools still can’t afford things like science labs, sports equipment or Indigenous language programs.  For kids in Kashechewan it has meant going from one mouldy portable to another and never knowing what it’s like to attend a proper school.

The students in Kashechewan deserve to go to school, just like every other child in this country, but they are still waiting on the government to end decades of chronic underfunding in First Nations communities.  That gap amounts to a 30% shortfall between the education budgets for Indigenous children as compared to what is made available for other schools in Canada.

Next week, the 400 elementary students in Kashechewan will have their classes moved to a nearby high school, but that 12-classroom building is not properly equipped to handle the surge that will see the school’s population jump from 200 to 600 students.  This, like the mouldy portables they are leaving behind, is just a temporary solution.

New Democrats have been raising this issue in Parliament to fight for the kids in Kashechewan and other Indigenous communities so they can get the schools they deserve.  The problems in Kashechewan spill outside the community’s boundaries and many people have been evacuated into Algoma-Manitoulin-Kapuskasing to escape floods that happen annually in the First Nation.  I have met with some of these evacuees and have heard stories about the decrepit school conditions.

Clearly it’s time for these kids to get a quality education in a safe and healthy building.  Government funding is the only way that will happen, but when we learn that the federal commitment has not been matched with available money it is difficult to accept.  This government was vocal and sounded adamant during the election that brought them to power that they were going to bring funding for First Nations education up to the level that most Canadian children benefit from.   So far we have not seen the funds and the promises aren’t solving anything.


Le financement de l’éducation des Premières Nations : pas à la hauteur des promesses

Quand les enfants partout au pays sont rentrés à l’école au lendemain de la fête du Travail, 400 élèves du primaire de la Première Nation de Kashechewan ont dû rester à la maison. Dans cette communauté, un état d’urgence a été déclaré à cause de l’état des classes portatives, délabrées et envahies par la moisissure. Le problème n’est pas nouveau, mais les élèves ne profitent pas de ce congé imprévu. Ils essaient plutôt de remédier à la situation.

C’est pourquoi des élèves de l’école St. Andrews de Keshechewan se trouvaient à Ottawa à la rentrée parlementaire lundi. Ils ont exigé une véritable école de briques et de mortier où ils pourraient bénéficier d’une éducation comparable à celle dont bénéficient les autres enfants du Canada. Cette génération d’élèves est la deuxième à faire le voyage à Ottawa et elle commence à en avoir assez de vaines promesses.

Ce cri du cœur des élèves survient à peine quelques jours après que les Premières Nations de la Saskatchewan ont rappelé le gouvernement à l’ordre au sujet de l’insuffisance du financement en éducation qui perdure en dépit de l’engagement de 2,6 milliards de dollars pris par le gouvernement fédéral pour mettre fin aux inégalités. Les dirigeants de ces communautés affirment que les disparités sont un problème à l’échelle nationale et qu’elles signifient que les écoles n’ont toujours pas les moyens de se doter de laboratoires de sciences, d’équipement de sport, ni de programmes de langues autochtones, entre autres. Pour les enfants de Kashechewan, cela signifie passer d’une classe portative contaminée par la moisissure à une autre, sans jamais voir l’intérieur d’une école digne de ce nom.

Les élèves de Kashechewan méritent de fréquenter l’école au même titre que tous les autres enfants du pays. Or, ils attendent toujours que le gouvernement mette un terme à des décennies de sous financement chronique dans les communautés des Premières Nations. L’écart est de 30 % entre les budgets d’éducation pour les enfants autochtones et ceux des autres écoles au Canada.

La semaine prochaine, les 400 élèves du primaire à Kashechewan seront transférés dans une école secondaire à proximité, mais le bâtiment de 12 classes est mal équipé pour voir sa population bondir de 200 à 600 élèves. Comme les classes portatives remplies de moisissure qu’ils quittent, il s’agit seulement d’une solution provisoire.

Les néo-démocrates dénoncent cette situation au Parlement et réclament pour les enfants de Kashechewan et des autres communautés autochtones les écoles qu’ils méritent. Les problèmes à Kashechewan se répercutent à l’extérieur de la communauté. En effet, beaucoup de gens ont été évacués vers Algoma—Manitoulin—Kapuskasing à la suite des inondations qui frappent chaque année la Première Nation. J’ai rencontré certaines des personnes évacuées, et j’ai entendu parler des écoles délabrées.

Il est grand temps que ces enfants reçoivent une éducation de qualité dans des locaux sains et sûrs. Pour ce faire, le gouvernement doit assurer le financement nécessaire, mais il est difficile d’accepter le fait que l’engagement fédéral ne s’est pas traduit par le déblocage de fonds. Pendant la campagne électorale qui l’a porté au pouvoir, le gouvernement actuel a affirmé haut et fort sa ferme intention de porter le financement de l’éducation des Premières Nations au même niveau que celui réservé à la plupart des enfants du Canada. L’argent se fait toujours attendre, et les promesses ne mènent à rien.

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