Carol Hughes’ column – Government must protect tourism and hospitality jobs

With potential bailouts for airlines being floated this week, there is hope the government is turning its attention to the broader tourism sector which is an important piece of the Canadian economy. It’s no secret that travel related businesses of all sizes are experiencing direct impacts from the pandemic which threatens the survival of the industry in a way these businesses cannot address on their own. In Canada, over 200,000 workplaces that support 1.8 million jobs are in danger. Employees in these workplaces already face numerous challenges due to the part-time or seasonal nature of many of these jobs.  Now, they are uncertain if they’ll have a workplace to return to in the coming months and years.  That’s a lot of uncertainty for a sector that accounts for 2% of our national GDP and can be even more important to regional economies, which is the case in Northern Ontario.

Without more consistent revenue streams for the hospitality and airline sectors, workers will continue to experience massive layoffs and uncertain futures.  Closures, stunted openings, and changes to pandemic relief programs have proven challenging enough.  Now, workers in many of these jobs are concerned they are being directed to Employment Insurance while their industries get direct economic relief. This is why New Democrats are asking that sectoral relief to the hospitality and air transport sectors be contingent on full participation in Canadian Emergency Wage Subsidy program.

Working within the CEWS ties existing jobs to recovery efforts ensuring businesses are prepared to re-open with experienced employees in place.  New Democrats are making this point to the government at the same time as many employers within these sectors are seeking government assistance to survive the pandemic and the losses incurred this past summer. We understand that, as a central pillar of the Canadian economy, tourism and hospitality must be supported but also that any support must include workers. Ensuring that tourism and hospitality workers will continue to receive a paycheck, supported by CEWS, provides stability not only to the industry, but also to the lives and families of the workers and their communities as well.

We are also calling on the government to further protect hospitality and tourism workers by conditioning sectoral support on establishing the right of first refusal for laid-off workers. As it stands, laid-off workers have no guarantees from their former employers that their jobs will be restored or offered when the pandemic subsides. Those workers who have given years of their lives to their workplaces should be given the right of first refusal, protecting them from further restructuring or being replaced by a worker at a lower wage. The pandemic cannot be an opportunity for companies to restructure and cut labour costs, especially if those workplaces have been supported by government efforts throughout the pandemic.

This week we also heard news of vaccine developments and increasingly effective therapies which have buoyed hope that we are moving toward the end of the pandemic.  That said, the job of weathering the event is ongoing and there is still a strong role for the government to play in order to protect the valuable jobs within Canada’s tourism and hospitality industry. While it’s important to provide relief to the tourism industry and the value it adds to Canada’s economy, support is meaningless if it does not protect the people who have kept the industry running for decades. Workers must be kept at the heart of any economic recovery that Canada offers.

Le gouvernement doit protéger les emplois du secteur touristique et hôtelier

Les rumeurs entendues cette semaine, comme quoi le gouvernement pourrait venir au secours des transporteurs aériens, permettent de croire qu’on s’intéresse enfin au secteur global du tourisme, qui constitue un moteur important de l’économie canadienne. Ce n’est un secret pour personne : quelle que soit leur taille, les entreprises du secteur des voyages ont été durement touchées par la pandémie. En fait, leur survie même est en jeu, et ces entreprises seront incapables de surmonter seules les obstacles qui se dressent devant elles. Au Canada, plus de 200 000 milieux de travail, qui fournissent de l’emploi à 1,8 million de personnes, sont en péril. La nature temporaire et saisonnière d’une bonne part des emplois concernés représente déjà un défi de taille pour les travailleurs du secteur, mais voilà qu’ils ne savent même plus si leur emploi les attendra dans les mois et années à venir. C’est beaucoup d’incertitude pour un secteur qui représente 2 % du PIB canadien – et parfois plus pour l’économie des régions, comme celle du Nord de l’Ontario.

Si le secteur hôtelier et celui du transport aérien ne peuvent pas compter sur des sources de revenu plus stables, les mises à pied collectives vont se poursuivre. L’avenir des travailleurs n’a jamais été aussi incertain. Les fermetures, les ouvertures repoussées et les changements aux programmes d’aide ont déjà été assez difficiles; voilà que les travailleurs se font dire qu’ils doivent se tourner vers l’assurance-emploi alors que leur employeur a droit à de l’aide directe. Voilà pourquoi les néo‑démocrates demandent que l’aide offerte au secteur hôtelier et à celui du transport aérien soit conditionnelle à leur pleine participation à la Subvention salariale d’urgence du Canada.

Il serait alors possible de lier les emplois actuels aux efforts de relance tout en aidant les entreprises à se préparer à leur réouverture prochaine, puisqu’elles pourraient alors compter sur des employés d’expérience. Les néo-démocrates s’adressent au gouvernement alors que de nombreux employeurs de ces deux secteurs réclament son aide pour survivre à la pandémie et atténuer les pertes encourues cet été. Nous estimons nous aussi que, vu le rôle essentiel économique qu’il joue, le secteur touristique et hôtelier mérite de recevoir de l’aide de l’État, mais selon nous, cette aide doit inclure les travailleurs. En permettant aux travailleurs de continuer à être payés, grâce à la Subvention salariale d’urgence du Canada, nous garantissons la stabilité non seulement du secteur tout entier, mais aussi des travailleurs eux-mêmes, de leur famille et des localités où ils vivent.

Nous demandons également au gouvernement de mieux protéger les travailleurs du secteur touristique et hôtelier en obligeant les entreprises de ce secteur à offrir un droit de premier refus aux travailleurs mis à pied si elles souhaitent obtenir de l’aide du gouvernement. À l’heure actuelle, les travailleurs mis à pied n’ont aucune garantie de la part de leur ancien employeur qu’ils pourront récupérer leur emploi après la pandémie, ni même que cet emploi existera encore. Si ces travailleurs, qui ont consacré des années de leur vie à leur milieu de travail, obtenaient un droit de premier refus, ils seraient protégés contre les éventuelles restructurations et ne pourraient pas être remplacés par des travailleurs moins bien rémunérés. La pandémie ne doit pas servir aux entreprises à restructurer leurs activités et à couper dans le coût de la main-d’œuvre, surtout si c’est grâce à l’État qu’elles ont pu survivre.

Cette semaine, nous avons aussi entendu parler de l’arrivée imminente d’un vaccin et de la mise au point de traitements de plus en plus efficaces, ce qui a permis aux gens de recommencer à espérer que la pandémie tire à sa fin. Or, le pays n’a pas fini de subir les contrecoups du ralentissement actuel, et le gouvernement a encore fort à faire pour protéger les précieux emplois du secteur canadien du tourisme et de l’hôtellerie. Même s’il est important d’aider le secteur touristique, vu la valeur qu’il ajoute à l’économie canadienne, cette aide sera inutile si elle ne protège pas aussi ceux-là mêmes qui font rouler ce secteur depuis des dizaines et des dizaines d’années. Les travailleurs doivent demeurer au cœur du plan de relance économique du Canada, quel qu’il soit.

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