Carol Hughes’ Column – Linguistic diversity is strength not an expense line in a budget

This week parliament rose in recognition of the last surviving Mohawk code-talker whose unique language skills helped the allies win World War II.  As the entire chamber celebrated this individual’s remarkable accomplishment, I was struck how our linguistic diversity can be a source of pride that is celebrated in many instances, but can also be a source of contention in others. Proof of the latter can be found in Ontario’s ‘cost-cutting’ measures that targeted the province’s French speakers in a way that has galvanized that community in defense of their identity.

The fallout from the Premier’s decision to abolish the Office of the French-Language Services Commissioner and to abandon the province’s commitment to build a new French language university in Toronto made it abundantly clear that Franco Ontarians are not willing to merely accept these developments. There is no doubt the cuts will have a detrimental effect on the preservation of French in the province and offer no guarantee of savings over the long-term.  Perhaps, most worrisome is how the provincial government seemed to be treating Ontario’s French speaking community as an expense that can no longer be afforded.

For the 600,000 Franco-Ontarians (the second largest French community in Canada) affected, the importance of French in Ontario is not limited to economics.  There are constitutional rights to be considered as well. French is an official language which means every province has a duty to preserve and promote French by supporting new and existing institutions. By removing the body responsible for the protection of the language, Ontario puts the province at risk of having to spend money on court challenges that can often be avoided with a watchdog in place.

So far, the cost of the new French Language University of Ontario and the Office of the French-Language Services Commissioner have been the only justifying factors cited for their abolition,  What’s lost in the argument are the socio-economic benefits such institutions provide for Ontario.  There’s little doubt that a linguistically diverse workforce is beneficial for the province and we must remember that not all students would have enrolled as native speakers.  At the moment, nearly 500,000 students are enrolled in French immersion programs across the province. Many of those will go on to post-secondary studies in French as well.  This is not a passing fad and the university was meant to address capacity issues that force Ontario students to study out of province.

But despite good arguments to reverse their decision, the province is digging in on the university and re-inventing the French-Language Services Commissioner as a small part of the Ombudsmen’s office. These cuts to services and protections aimed at the second most spoken language in Canada make it legitimate to question whether “cost-cutting” will stop at the Franco-Ontarian community or if there are other minority groups that will be targeted too?

In parliament, New Democrats called on the Prime Minister, who has an obligation to protect official language communities across the country, to turn words into action by announcing that the government will commit to work with Ontario and pay their fair share for the University’s project.  That was followed up by a rare meeting of all federal party leaders who agreed there must be a strong response to Ontario’s cuts. At the same time, avenues are being explored to find a path that will allow construction to begin on the French Language University of Ontario.

What became clear in the last few weeks is that more people understand the importance of a linguistically diverse nation than don’t.  That fact should be coming into focus for the government in Ontario who should take a long look at their decision and consider whether there might not be another path to fiscal balance that doesn’t cost so much down the road.


La diversité linguistique est une force et non pas une ligne de dépense dans un budget

Cette semaine, le Parlement a rendu hommage au dernier transmetteur mohawk de messages codés encore vivant qui, grâce à ses compétences linguistiques uniques, a aidé les alliés à gagner la Deuxième Guerre mondiale. Alors que tous les parlementaires à la Chambre célébraient les exploits de cette personne, j’ai été frappé par la façon dont la diversité linguistique peut être une source de fierté qui est souvent célébrée, mais aussi une pomme de discorde. J’en veux pour preuve les mesures de réduction de coûts de l’Ontario, qui ciblent les francophones de la province et les forcent à défendre leur identité.

Il est clair que les Franco-Ontariens ne se contenteront pas d’accepter la décision du premier ministre d’abolir le Commissariat aux services en français et de renier l’engagement de la province de construire une nouvelle université de langue française à Toronto. Il ne fait aucun doute que les coupes auront un effet préjudiciable sur la préservation du français dans la province et que rien ne garantit qu’elles aboutiront à des économies de coûts à long terme. Ce qui est peut-être plus inquiétant encore, c’est la façon dont le gouvernement provincial a semblé traiter la communauté francophone de l’Ontario, soit comme une dépense qu’il n’a plus le luxe de s’offrir.

Pour les 600 000 Franco-Ontariens concernés (la deuxième communauté francophone en importance au Canada), l’importance du français en Ontario ne se limite pas à des paramètres économiques. Il s’agit aussi d’un droit constitutionnel. Le français est une langue officielle au pays, ce qui signifie que chaque province a le devoir de le préserver et de le défendre en finançant de nouvelles institutions et les institutions existantes. En éliminant l’organisme chargé de protéger la langue française, l’Ontario fait courir le risque à la province de dépenser de l’argent dans des contestations judiciaires qu’un organisme de surveillance permet souvent d’éviter.

Jusqu’à maintenant, le coût de la nouvelle université de langue française de l’Ontario et du Commissariat aux services en français est le seul facteur ayant justifié leur abolition. Ce qu’on perd de vue, ce sont les avantages socio-économiques qu’apportent de telles institutions à l’Ontario. Il ne fait aucun doute qu’une main-d’œuvre diversifiée sur le plan linguistique est profitable à la province, et il ne faut pas oublier que ce ne sont pas tous des locuteurs francophones qui auraient étudié à cette université. À l’heure actuelle, près de 500 000 étudiants sont inscrits dans des programmes d’immersion française dans la province. Bon nombre d’entre eux poursuivront leurs études postsecondaires en français. Il ne s’agit pas d’une simple mode passagère. L’université devait pallier les problèmes de capacité qui obligent les étudiants de l’Ontario à aller étudier à l’extérieur de la province.

Malgré tous les bons arguments avancés pour faire annuler la décision de la province, cette dernière refuse toute concession en ce qui concerne l’université et réduit le Commissariat aux services en français à une petite section du Bureau de l’Ombudsman. Nous sommes en droit de nous demander si ces coupes dans les services et les mesures de protection qui visent la deuxième langue la plus parlée au Canada s’arrêteront à la communauté franco-ontarienne ou si d’autres groupes minoritaires seront aussi ciblés.

Au Parlement, les néo-démocrates ont demandé au premier ministre, qui a l’obligation de protéger les communautés de langues officielles partout au pays, de passer de la parole aux actes en annonçant qu’ils s’engagent à travailler avec l’Ontario pour faire leur juste part du financement pour le projet de l’Université. Une rare rencontre de tous les chefs de partis fédéraux a été organisée. Ceux ci ont convenu qu’il fallait répondre avec fermeté aux coupes de l’Ontario. Parallèlement, des solutions sont étudiées pour trouver une façon d’entreprendre la construction de l’université de langue française de l’Ontario.

Ce qui est devenu clair au cours des dernières semaines, c’est qu’il y a plus de gens qui comprennent l’importance de la diversité linguistique pour notre pays que de gens qui ne la comprennent pas. Le gouvernement de l’Ontario devrait s’en préoccuper, réfléchir plus attentivement à sa décision et déterminer s’il n’y aurait pas une autre façon de rétablir l’équilibre fiscal, une façon au coût moindre à long terme.

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