Carol Hughes’ column – No help for Canadians who can’t afford their medication

When the Liberals and Conservatives voted against the NDP’s bill to make universal pharmacare for all a reality in Canada they did more than leave behind millions of Canadians in need of help, they also showed whose side they’re on in a debate that pits affordable health care against remnants of for-profit health care in the drug and insurance industries.

Even though the outcome was predictable, it was still disappointing.  That’s because among the items promised in the last federal election was a pledge to bring the costs of prescription drugs under the coverage of the Canada Health Act.  The fact that two major parties proposed the idea makes it sound as if it has broad appeal, which it does.  But what if one of the parties supporting the notion is only doing so to protect existing drug plans and insurance schemes by promoting a watered-down version? That might explain why the government opposed the NDP legislation that would have made pharmacare a reality for Canadians.

To be fair, the Liberal’s commitment to pharmacare has been inconsistent for decades.  Despite promises dating back to the 1990s, they have never gone beyond exploration of the topic.  It seems as if they get to the point where insurance companies and drug companies don’t like where the discussion is headed and any political will attached to the concept recedes to the background until external pressure forces them to dust off the idea, and study it again.

The latest study provided the template for the NDP Bill that was defeated. It was based on the final report of the Advisory Council on the Implementation of National Pharmacare, chaired by prominent Liberal and former Ontario Cabinet Member, Dr. Eric Hoskins.  His report called for the implementation of a universal, single-payer, comprehensive, and public pharmacare plan.  This is the model that the Parliamentary Budget Officer has shown will save Canadians billions in drug costs.  Any limited form of the program offers little in savings in order to preserve the advantage held by insurance and drug companies.

Under a limited scenario, there is no guarantee that the challenges a universal, single-payer, comprehensive and public pharmacare plan would solve will be dealt with in any way. With 1 in 5 Canadians unable to afford the medication their doctors prescribe and COVID exposing the gaps in our healthcare system, this is not the time to double down on drug and insurance company profits.

What might make that decision more problematic for the government is the broad-based support for pharmacare across the country. When polled on the subject, 88% of Canadians want it implemented.  They recognize that pharmacare has the potential to revolutionize tight household budgets in the same way that universal, single-payer, comprehensive, and public health coverage did.  It is also important to remember that there were dire warnings issued along the path to public health care too.  Those were overstated and have been long forgotten due to the success of the public option and the way in which it has come to define Canada.

Yet, despite no end of good reasons, the government chose to walk past the promise they have been making for over 24 years. In the process they displayed little understanding of how much Canadians are struggling to afford their prescription medication.  Instead of following the recommendations they asked for from the Advisory Council on the Implementation of National Pharmacare, they sided with prescription profiteers and abandoned families across the country. While New Democrats understand this is the wrong choice, we won’t let disappointment stop our efforts and will keep fighting for programs to make people’s lives better and more affordable.

Aucune aide pour les Canadiens qui n’ont pas les moyens de payer leurs médicaments

Lorsque les libéraux et les conservateurs ont voté contre le projet de loi du NPD visant à faire de l’assurance-médicaments universelle pour tous une réalité au Canada, ils ont non seulement laissé en plan des millions de Canadiens ayant besoin d’aide, mais ils ont aussi montré le camp dans lequel ils se trouvent dans un débat qui oppose ceux qui veulent offrir des soins de santé abordables à ceux qui défendent les derniers vestiges d’un système de soins de santé à but lucratif pour les secteurs des médicaments et des assurances.

Le résultat du vote était certes prévisible, mais il était tout de même décevant. En effet, lors des dernières élections fédérales, le gouvernement s’était notamment engagé à faire passer le coût des médicaments sur ordonnance sous le coup de la Loi canadienne sur la santé. Deux grands partis ont proposé cette idée, ce qui donne l’impression qu’elle suscite un large intérêt, et c’est effectivement le cas. Or, que faut-il penser si l’un des partis soutenant l’idée ne le fait que pour protéger les régimes d’assurance-médicaments existants en faisant la promotion d’une version plus modérée? Voilà qui expliquerait pourquoi le gouvernement s’est opposé au projet de loi du NPD qui aurait fait de l’assurance-médicaments une réalité pour les Canadiens.

Pour être honnête, l’engagement des libéraux à l’égard de l’assurance-médicaments vacille depuis des décennies. Malgré des promesses datant des années 1990, ils n’ont jamais été plus loin que la simple exploration du sujet. On dirait que chaque fois qu’ils en arrivent à un point où les compagnies de médicaments et d’assurance n’aiment pas la direction que prend la discussion, toute volonté politique d’aller de l’avant avec le concept se dissipe, et ce, jusqu’à ce que des pressions extérieures obligent les libéraux à dépoussiérer l’idée et à l’étudier à nouveau.

Le projet de loi du NPD qui a été rejeté s’inspire de la dernière étude sur le sujet, soit le rapport final du Conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments, groupe qui était présidé par un éminent libéral et ancien membre du cabinet de l’Ontario, le Dr Eric Hoskins. Le rapport préconisait la mise en œuvre d’un régime d’assurance-médicaments universel, à payeur unique, complet et public. C’est le modèle qui, selon les calculs du directeur parlementaire du budget, permettrait aux Canadiens d’économiser des milliards de dollars en frais de médicaments. Toute forme restreinte d’un tel régime permet peu d’économies en préservant l’avantage que détiennent les compagnies de médicaments et d’assurance.

En effet, rien ne garantit que les problèmes qu’un régime d’assurance-médicaments universel, à payeur unique, complet et public permettrait de résoudre seront résolus de quelque manière que ce soit par un régime restreint. Un Canadien sur cinq n’a pas les moyens de payer les médicaments prescrits par son médecin et la COVID a mis en évidence les lacunes de notre système de santé. Ce n’est pas le temps de doubler les profits des compagnies de médicaments et d’assurance.

Le vaste soutien de la population pour l’assurance-médicaments dans tout le pays pourrait rendre cette décision plus problématique pour le gouvernement. Selon un sondage sur le sujet, 88 % des Canadiens souhaitent qu’un tel régime soit mis en place. Ils sont conscients que l’assurance-médicaments pourrait transformer les budgets serrés des ménages comme l’a fait la couverture universelle, à payeur unique, complète et publique des soins de santé. N’oublions pas les mises en garde terribles qui avaient été émises lorsque l’on a cherché à mettre en place le régime de soins de santé public. Ces mises en garde étaient exagérées et ont été oubliées depuis longtemps en raison du succès du régime public, qui a contribué à édifier le Canada.

Pourtant, malgré une foule de bonnes raisons, le gouvernement a choisi de ne pas tenir la promesse qu’il fait depuis plus de 24 ans. Ce faisant, il a montré qu’il ne comprenait pas à quel point les Canadiens ont du mal à payer leurs médicaments sur ordonnance. Au lieu de suivre les recommandations qu’ils avaient demandées au Conseil consultatif sur la mise en œuvre du régime national d’assurance‑médicaments, ils se sont rangés du côté de ceux qui réalisent les profits de la vente des médicaments sur ordonnance et il a abandonné les familles partout au pays. Les néo-démocrates comprennent que ce n’était pas la bonne décision et, malgré notre déception, nous poursuivrons nos efforts et continuerons de nous battre pour obtenir des programmes qui améliorent la vie des gens et la rendent plus abordable.

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