Carol Hughes’ column – One hundred years later we still remember

This Remembrance Day marks the 100th anniversary of the armistice that brought an end to the First World War.  The celebrations that followed were spontaneous and wide-spread as people in Canada saw their war-efforts bear fruit after years of sacrifice on the battlefield and at home.  For our troops the armistice came after three full months of Canadian victories from August 8th to November 11th, 1918. That stretch of the war came to be known as “Canada’s Hundred Days” which helped secure our global reputation as fierce combatants who played a key role in bringing the war to an end.

The First World War had been especially difficult and for much of the period from 1914 to 1918 it had been waged between strings of trenches that covered the Western Front from the North Sea to the Swiss border.  It was the most costly war any of the countries involved had ever waged and the new phenomenon of trench warfare vexed military leaders who struggled to find a way to break enemy lines.

In the spring of 1918, Germany began an offensive on the Western Front that saw them make gains.  The situation looked grim, but time and attrition were making it difficult for the Germans to maintain their pressure.  As German resources dwindled, the Allied Forces were being enhanced by America who entered the war in 1917. This allowed them to stop the German advances and make the final push that culminated in the end of the war.

It was during this period that Canadian troops fought some of the most iconic battles in our military History.  Canadian victories at Vimy Ridge in France, and Passchendaele in Belgium, impressed the Allied Command so much that they tapped our troops to lead the offensive that brought an end to the war.

Canadian troops were used as a decoy to make the Germans believe they were being deployed to attack the line in Belgium, near Ypres and then doubled back to lead an offensive in France that saw them advance twenty kilometres in three days.  Canadians were then moved north to help break the Hindenburg Line near Arras, France.  By September 2nd, after a difficult week of fighting, Canadians broke through which led to a string of successes that eventually ruptured the Line on September 27th.

This was followed by heavy fighting that led to Canadians capturing the town of Cambrai and reaching the Canal de la Sensée by October 11th. Although individual Canadian divisions carried on fighting for the remainder of the war, that was the last action taken by the Corps as a whole.

The victory was not without sacrifice. Over 6,800 Canadians and Newfoundlanders were killed during “Canada’s Hundred Days” with an additional 39,000 wounded. Over the entire war 650,000 Canadian men and women served in uniform and 66,000 of those gave their lives with another 170,000 wounded.

When the Bells of Peace rang out spontaneously across the country on November 11th, 1918, those sacrifices were commemorated, just as they are to this day. When we gather in Remembrance we pay honour to those brave Canadians and Newfoundlanders along with many others who have served us in times of war, conflict, and in peace keeping.  This legacy helps fuel our desire to work towards a world in peace, which is the ultimate testimony to those who have selflessly struggled to defend us and our ideals.

Lest we forget

Cent ans plus tard, nous n’avons pas oublié

Cette année, le jour du Souvenir marque le 100e anniversaire de l’armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale. Partout, les Canadiens avaient éclaté de joie, soulagés de voir leurs efforts de guerre porter fruit après des années de sacrifice sur le champ de bataille et à la maison. Pour nos troupes, l’armistice est arrivé au terme de trois longs mois victorieux, du 8 août au 11 novembre 1918. Cette période, qu’on est venu à baptiser les « cent jours du Canada », les troupes canadiennes étant aux premières lignes de la poussée victorieuse, a permis au Canada d’être vu par la communauté internationale comme un vaillant combattant.

La Première Guerre mondiale est particulièrement difficile, et entre 1914 et 1918, la bataille se joue surtout dans les tranchées du front occidental, allant de la mer du Nord à la frontière suisse. Il s’agit de la guerre la plus coûteuse à ce jour pour tous les pays en cause, et le nouveau phénomène de la guerre de tranchées irrite les dirigeants militaires, qui peinent à trouver une stratégie pour percer les lignes ennemies.

Au printemps de 1918, l’Allemagne lance une offensive sur le front occidental, ce qui lui permet de gagner du terrain. Tout semble perdu, mais le temps et l’attrition minent les troupes allemandes, qui ont du mal à maintenir la pression. Alors que les ressources allemandes s’émoussent, les forces alliées obtiennent le renfort des États-Unis, qui entrent en guerre en 1917. Les forces alliées peuvent ainsi freiner l’avance des Allemands et lancer l’assaut qui met fin à la guerre.

C’est au cours de cette période que les troupes canadiennes livrent les batailles les plus iconiques de l’histoire militaire du Canada. Les victoires du Canada sur la crête de Vimy, en France, et à Passchendaele, en Belgique, impressionnent tellement le commandement allié qu’il charge nos troupes de mener l’offensive victorieuse.

Les troupes canadiennes servent de leurre, faisant croire aux Allemands qu’elles s’apprêtent à attaquer la ligne de Belgique, près d’Ypres. Elles rebroussent plutôt chemin et livrent une offensive en France, qui leur permet d’avancer de vingt kilomètres en trois jours. Les Canadiens sont ensuite déployés au nord afin de démanteler la ligne Hindenburg près d’Arras, en France. Le 2 septembre, après une semaine de combat difficile, les Canadiens percent la ligne. S’ensuit une série de victoires qui permettent finalement de démanteler la ligne le 27 septembre.

Par la suite, de violents combats mènent les Canadiens à s’emparer de la ville de Cambrai et à atteindre le canal de la Sensée le 11 octobre. Bien que les divisions canadiennes continuent de se battre jusqu’aux derniers moments, c’est la dernière mesure prise par l’ensemble du corps d’armée.

La victoire n’a pas été sans écueils. Plus de 6 800 Canadiens et Terre-Neuviens ont été tués au cours des « cent jours du Canada », et 39 000 autres ont été blessés. Au total, c’est 650 000 Canadiens et Canadiennes qui ont servi en uniforme pendant la guerre; 66 000 d’entre eux y ont laissé leur vie, et 170 000 sont revenus blessés.

Le 11 novembre 1918, les Cloches de la paix ont retenti spontanément à l’échelle du pays pour commémorer ces sacrifices, et c’est pour la même raison qu’elles continuent de retentir aujourd’hui. Lorsque nous nous rassemblons au jour du Souvenir, c’est en l’honneur des braves Canadiens et Terre-Neuviens et des alliés du Canada en temps de guerre et de conflit, et de tous ceux qui l’ont aidé à maintenir la paix. Leur héritage alimente notre soif de paix mondiale, l’hommage ultime à ceux qui ont lutté avec abnégation pour nous défendre, nous et nos idéaux.

N’oublions jamais

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