Carol Hughes’ column – Safe drinking water is a human right not a political football

If press releases and government announcements solved problems, we would be living in a country with few complaints.  The fact so many issues plague us year after year shows how the best intentions won’t get much done without appropriate resources.  In most instances that comes down to money. That’s been the case with drinking water problems, such as boil water advisories, that persist in too many First Nation communities despite the prominence the issue has had in political discussions.

One community that has lived under boil water advisories for decades is Neskantaga First Nation in northwestern Ontario. It was front and center in the 2015 campaign when the Prime Minister promised to end boil water advisories on reserves and made Neskantaga the symbol of that promise.  A full 6 years later, the community finds itself marking 26 years without safe water with no end in sight.

That might explain how, amidst rumours that they would soon trigger an election, the government made an announcement designed to take the heat off, stating they would settle two class-action lawsuits with First Nations communities over access to clean drinking water.  The agreement promises to compensate residents, ensure drinking water infrastructure is built and modernize legislation – as First Nations leaders have been demanding for decades.  That it was announced in a pre-writ period should give those inclined to celebrate the development pause for thought.  Although the government has dropped billions overnight to support fossil fuel pipelines, it has not been as decisive when it comes to spending on infrastructure for drinking water on reserves.

What may be moving the government on this front is the work of activists.  A nearby example of this is found in the work of Paige Simon and Lue Mahaffey who are channelling their efforts to connect education related to residential schools with safe drinking water.  They created ‘Canoe For Every Child’, which aims to raise 50 cents in memory of every child that attended residential schools (estimated to be 150,000) and have partnered with WATER FIRST NGO to disperse the money they raise.  Last week these women paddled from the site of the former Shingwauk Residential School in Sault Ste. Maire down to the site of the Spanish Residential School to raise awareness and money.  What’s encouraging is that these women are not alone in offering creative solutions which surely helps focus the government in case they felt the issue was more partisan than it is.

But promises without timelines are often not focused on action and Canadians are tired of hearing pledges for clean drinking water in First Nation communities and then learning little changes from one election to the next. The trick will be to ensure the government keeps their word.  To be truthful, they have the support they need in this parliament to get the job done and should consider bringing back the House instead of calling an election to better their fortunes – but that’ s another article altogether.

In a country as rich as Canada is in fresh water, it is inconceivable that we had to arrive at this point.  Drinking water is a human right and as is often said, these problems wouldn’t be tolerated in any Canadian city.  Yet people in many Indigenous communities have been living without clean drinking water for decades. Some have lived their whole lives without it. It makes it hard to believe we can work toward reconciliation while continuing to deny this basic human right. With 51 long term boil water advisories in place in Indigenous communities across the country, the answer isn’t that difficult, it just takes political will.

L’accès à l’eau potable salubre est un droit de la personne, et non un enjeu politique

Si les communiqués de presse et les annonces faites par le gouvernement permettaient de résoudre les problèmes, peu de gens se plaindraient dans notre pays. Le fait que nous soyons aux prises avec tant de problèmes année après année démontre bien que les meilleures intentions ne sont pas très efficaces si elles ne sont pas assorties des ressources appropriées. Dans bien des cas, c’est une question d’argent. On en revient aux problèmes d’eau potable, tels que les avis d’ébullition d’eau, qui persistent toujours dans de très nombreuses collectivités des Premières Nations, et ce, malgré l’importance accordée à la question dans les discussions de nature politique.

Une collectivité dont les habitants vivent sous le coup d’avis d’ébullition depuis des décennies est la Première Nation de Neskantaga, dans le Nord-Ouest de l’Ontario. Elle était au centre de la campagne de 2015, lorsque le premier ministre a promis de mettre fin aux avis d’ébullition de l’eau dans les réserves; il avait alors fait de Neskantaga le symbole de cette promesse. Plus de six ans plus tard, les membres de la collectivité marquent 26 ans sans eau potable, et ce, sans voir de solution à l’horizon.

Cela pourrait expliquer que, au beau milieu d’une rumeur selon laquelle il déclencherait bientôt des élections, le gouvernement a fait une annonce pour enlever un peu de pression, affirmant qu’il allait régler deux recours collectifs intentés par des collectivités des Premières Nations quant à leur accès à de l’eau potable propre. L’entente avec les collectivités comprend des promesses d’indemniser les résidents, de veiller à la construction d’infrastructures liées à l’eau potable et de moderniser les mesures législatives, comme le réclament les chefs des Premières Nations depuis des décennies. Le fait que le gouvernement ait fait cette annonce en période préélectorale devrait donner matière à réflexion à ceux qui sont enclins à s’en réjouir. Le gouvernement relâche des milliards de dollars du jour au lendemain pour soutenir des oléoducs de combustibles fossiles, mais il est moins décidé lorsqu’il s’agit d’effectuer des dépenses pour les infrastructures liées à l’eau potable dans les réserves.

Une chose qui peut inciter le gouvernement à bouger, c’est le travail des militants. Un exemple tout près de nous est celui de Paige Simon et de Lue Mahaffey, qui canalisent leurs efforts pour établir des liens entre la sensibilisation aux pensionnats et l’eau potable salubre. Ensemble, elles ont créé « Canoe For Every Child », une initiative grâce à laquelle elles espèrent recueillir 50 cents à la mémoire de chaque enfant ayant fréquenté les pensionnats indiens (dont le nombre est estimé à 150 000), et elles ont établi un partenariat avec l’ONG WATER FIRST pour distribuer les fonds qu’elles auront recueillis. La semaine dernière, les deux femmes ont quitté en canot le site de l’ancien pensionnat Shingwauk, de Sault Ste. Marie, et ont pagayé jusqu’au pensionnat de Spanish pour sensibiliser la population à cet enjeu et amasser de l’argent. Un signe encourageant, c’est que ces femmes ne sont pas seules à proposer des solutions créatives, ce qui ne peut qu’aider le gouvernement à cibler ses efforts sur le problème, au cas où il estimerait que celui-ci est plus partisan qu’il ne l’est en fait.

Mais, souvent, les promesses qui ne sont pas assorties d’un échéancier ne sont pas axées sur les mesures, et les Canadiens en ont assez d’entendre parler d’engagements à l’égard de la fourniture d’eau potable aux collectivités des Premières Nations, puis d’apprendre qu’il y a peu de changement entre deux élections. Le hic sera de veiller à ce que le gouvernement tienne parole. À vrai dire, il bénéficie du soutien dont il a besoin dans le cadre de la présente législature pour accomplir le travail, et il devrait envisager de rappeler la Chambre plutôt que de déclencher des élections en vue d’améliorer son sort, mais cette question devrait faire l’objet d’un tout autre article.

Dans un pays aussi riche en eau douce que l’est le Canada, il est inconcevable que nous ayons dû en arriver à ce stade. L’accès à l’eau potable fait partie des droits fondamentaux de la personne, et, comme on le dit souvent, de tels problèmes ne seraient tolérés dans aucune ville canadienne. Pourtant, depuis des décennies, les Autochtones de nombreuses collectivités vivent sans eau potable salubre. Certains ont même vécu toute leur vie sans eau potable. Il est difficile de croire qu’il nous est possible de travailler à la réconciliation tout en continuant à leur refuser ce droit fondamental de la personne. Quand on sait que l’on compte 51 avis d’ébullition d’eau de longue durée dans des collectivités autochtones partout au pays, on n’a pas de mal à imaginer la solution : cela prend tout simplement de la volonté politique.

This entry was posted in Carol Hughes' Column, Columns. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *