Carol Hughes’ column – Tax breaks aren’t going to pay our pandemic debt

There is a lot of speculation about how we will pay for our pandemic response these days.  Incredibly, there are still some who are trotting out the tired and predictable mantra of tax-cuts as a method to stimulate and grow the economy.  While the notion that more money in people’s pockets means more money spent in their community is reasonable, that’s hasn’t been the way tax cuts have usually worked.  Instead, they have been offered to those at the very top of the pyramid, where the ‘extra money’ tends to freeze up.  The upshot is that these tax cuts don’t perform and the wealthiest just become wealthier.

The government’s fiscal snapshot, released earlier in the summer, is a perfect example of people who really don’t pay attention to the outcomes of the policies they promote.  Upon learning the scope of our debt, conservative (small c intended) politicians and talking heads immediately called for tax cuts. This is a hangover from the days of Ronald Reagan and the notion that tax cuts create jobs has been consistently disproven in the decades that follow.  The idea became known first as Reaganomics and later as trickle-down economics, but the name is the only difference.  What’s more important is that it hasn’t worked through recessions, in good times, or bad.  The problem is generally who receives the break and who is left to cover the gap in national revenues.

Even the modestly named Middle Class Tax Cut that was trotted out after the Liberals won the 2015 election didn’t help more people arrive in the middle class.  It only cemented the status of those at the top with the lion’s share going to those who were in no danger of falling out of their status any time soon.  When approached in that manner, tax cuts create pools of wealth that don’t perform, especially when compared to true performers like state-subsidised daycare programs, basic income initiatives, or even targeted tax breaks like those dependent upon businesses actually hiring people or ensuring their productivity by modernizing.

We hear a lot about institutional racism these days and people are beginning to understand the scope and breadth of that problem.  Another institutional issue that requires attention is the manner in which our taxation practices disproportionately offers advantages to those who can afford them and isn’t truly engaged in helping more people arrive at that coveted status of middle class.

Tax cuts are one of the problems, but there are myriad of schemes available to help wealthy individuals retain that status.  Whether that’s the lack of interest in rooting out off-shore tax cheats, or even reticence to re-introducing an estate tax – which could be set to a palatable level that avoids most households- it is clear there is little official interest in ensuring the wealthiest Canadians contribute to the finances of our country.  Of course, these are generalities and there are wealthy individuals who go out of their way to ensure they play by the rules, but they need a lot more company from their financial peers.

That’s why we should pay some attention to recent analysis from the Parliamentary Budget Officer (PBO) on the subject.  That report confirms the numbers in an NDP proposal that would raise new revenues from the ultra-wealthy, stimulate the economy, and provide better services to Canadians. In addition to our call for a one per cent tax on people who have more that $20 million in assets, the PBO estimates at least $25 billion is being hidden from Canadian taxation in offshore tax havens.

Most of us will never know the problems associated with hiding huge sums of money from tax officials, but there remains a lot of support for tax breaks that create those ‘headaches’.  We would all like to be financially independent, but the longer we support these false measures, the further away attaining that goal becomes. We are experiencing unparalleled stresses on our national purse and the tired old solutions won’t address the challenge.  Perhaps it’s time to investigate the ideas that aren’t being supported by those who can afford to attend $1,000 a plate fundraisers for politicians who will always trot out tax breaks as the appropriate response to any fiscal issue.


Les allégements fiscaux ne nous permettront pas de rembourser la dette engendrée par la pandémie

Ces jours‑ci, il y a beaucoup d’hypothèses sur la façon dont nous absorberons le coût des mesures de lutte contre la pandémie. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il y a encore des gens qui croient que les allégements fiscaux permettront de stimuler et de faire croître l’économie. Cette solution est éculée et prévisible. Bien qu’il soit raisonnable de croire que les gens pourront dépenser davantage dans leur collectivité s’ils ont plus d’argent en poche, ce n’est pas de cette manière que les allégements fiscaux fonctionnent habituellement. En effet, ils sont accordés à ceux au sommet de la pyramide, qui ont tendance à ne rien faire avec cet « argent supplémentaire ». Au bout du compte, les allégements fiscaux ne donnent aucun résultat, si ce n’est d’enrichir encore plus les mieux nantis.

Le portrait budgétaire du gouvernement, publié plus tôt cet été, présente un parfait exemple de personnes qui ne prêtent pas réellement attention aux résultats des politiques qu’elles promeuvent. Après avoir appris l’ampleur de notre dette, les porte‑parole et les politiciens conservateurs (la minuscule étant de mise) ont immédiatement réclamé des allégements fiscaux. C’est un vestige de l’époque de Ronald Reagan. La notion selon laquelle les allégements fiscaux créent des emplois a été sans cesse réfutée durant les décennies qui ont suivi. Au début, on parlait d’économie Reaganienne; plus tard, d’économie du ruissellement. Or, seul le nom a changé. Ce qui importe le plus, c’est que cette solution n’a pas fonctionné pendant les récessions, bon an, mal an. Le problème réside généralement dans les personnes qui bénéficient des allégements fiscaux et celles qui doivent combler le manque dans les recettes nationales.

Même la baisse d’impôt pour la classe moyenne, si modestement intitulée, qui a été instaurée par les libéraux après leur victoire électorale de 2015 n’a pas aidé davantage de personnes à accéder à la classe moyenne. Cette mesure n’a fait que cimenter la position des mieux nantis, avantageant surtout ceux qui ne risquent pas de perdre cette position de sitôt. Quand ils sont instaurés de cette manière, les allégements fiscaux créent des bassins de richesse et ne donnent pas de bons résultats, par rapport à des mesures réellement efficaces comme les programmes de garderies subventionnés par l’État, les initiatives visant à assurer un revenu de base, ou même les allégements fiscaux ciblés qui requièrent que les entreprises embauchent des gens ou se modernisent pour favoriser leur productivité.

Nous entendons beaucoup parler de racisme institutionnel ces jours‑ci, et les gens commencent à comprendre l’ampleur et la portée du problème. Un autre problème institutionnel qui nécessite de l’attention : la façon dont nos pratiques fiscales avantagent de manière disproportionnée les personnes qui n’en ont pas besoin et n’aident pas réellement davantage de gens à accéder à la classe moyenne tant convoitée.

Les allégements fiscaux ne sont qu’une partie du problème. En effet, il existe une myriade de stratagèmes pour aider les riches à conserver leur position. Il est clair que les autorités ne sont pas très intéressées à s’assurer que les Canadiens les plus riches contribuent aux finances nationales. On le voit par le manque d’efforts déployés pour débusquer les fraudeurs de l’impôt qui se servent de paradis fiscaux et par la réticence à réinstaurer un droit de succession, qui pourrait être établi à un taux acceptable et ne pas être imposé à la majorité des ménages. Bien sûr, ce sont là des généralités, et il y a des riches qui font tout pour respecter les règles, mais ils sont bien trop peu nombreux.

C’est pourquoi nous devrions prêter attention à une analyse récente sur le sujet menée par le directeur parlementaire du budget. Dans son rapport, ce dernier confirme les chiffres avancés dans la proposition du NPD. Cette proposition permettait de trouver de nouvelles sources de revenus auprès des ultra‑riches, de stimuler l’économie et de fournir de meilleurs services aux Canadiens. Nous réclamons l’imposition d’une taxe de 1 % aux personnes ayant plus de 20 millions de dollars d’actifs. Par ailleurs, le directeur parlementaire du budget estime qu’au moins 25 milliards de dollars, qui devraient être payés sous forme d’impôt, sont plutôt cachés dans des paradis fiscaux à l’étranger.

La plupart d’entre nous ne dissimuleront jamais d’énormes sommes d’argent aux agents du fisc et ne sont donc pas conscients des problèmes qui y sont associés. Pourtant, beaucoup de personnes continuent à être en faveur des allégements fiscaux qui sont à la source de ces problèmes. Nous aimerions tous être financièrement indépendants. Cependant, plus nous appuyons ces fausses mesures, plus nous nous éloignons de l’atteinte de cet objectif. À l’heure actuelle, l’économie nationale subit des pressions sans précédent, et proposer les mêmes solutions éculées n’aidera pas la situation. Il est peut‑être temps d’explorer des idées qui ne jouissent pas de l’approbation de personnes qui ont les moyens d’assister à des activités de financement à 1 000 $ le couvert pour des politiciens qui proposeront toujours des allégements fiscaux comme solution à tout problème financier.

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