Carol Hughes’ column – Telecom companies react to CRTC ruling by threatening expansion of internet services in rural Canada

Competition is a healthy component of a capitalist system.  It forces businesses to refine their practices while delivering choice and lower prices to consumers.  That is why it is disheartening to see the reaction from big telecom companies to a CRTC (Canadian Radio-television and Telecommunications Commission) ruling in August designed to increase competition for internet services.  That led some of Canada’s biggest internet providers to claim they will have to cut back on service in rural areas and any plans for expansion.

At the heart of the problem is the fact that Canadians pay some of the highest prices for internet services in the world.  Even in Australia, which has comparable challenges for population and geography, consumers pay less for internet and cell services.  The CRTC ruling will force the biggest telecom companies to lower the price they charge smaller competitors for wholesale network access.  While there is no doubt this will cut into profits, the claim that this must be addressed by scaling back expansion and even existing service in rural areas amounts to a threat to Canada’s plans to improve service to these areas.

It also reflects the fact that Canada’s biggest telecommunication companies have had it their way for too long.  Consider that in 2017, profits of the Big Five telecom companies totalled $7.49 billion, and their profit margins reached an astonishing 38.3 percent.  The amounts they claim they will lose are a drop in that bucket and CRTC must stand firm on its decision.

What’s puzzling is the fact that most Canadians still stay with the biggest providers when choices are available.  Unlike the United States, most here are reluctant to use smaller providers who offer lower rates and utilize the same networks the big companies do to deliver the service.  There are 550 resellers of internet service in Canada.  These companies buy the service from bigger companies at wholesale prices and still make a profit while delivering at a lower price.  Despite that, only 13 percent of Canadians get their internet from resellers.  Adding to the woes of rural customers is the fact that most of these companies operate in big cities.

The CRTC ruling means that companies like Bell and Rogers will be forced to sell access to their infrastructure to smaller internet providers to improve competition and lower prices.  The new rates are being set as much as 77% lower than rates charged in 2016 which lead Canada’s largest internet providers to threaten cuts to investment in broadband networks, especially in rural and remote areas.

The challenge for the government is set as balancing the desires of the few big players who dominate telecommunications in Canada against the rights of consumers not to be gouged or even to have any service at all.  It is a problem of our own making which should have been addressed much earlier.  By allowing a few companies to dominate this vital sector, the stage was set for this show-down.

Canada should have developed better plans to expand and improve rural and remote services long ago, but government after government have proven susceptible to the strong lobbying efforts of big telecom who happily developed a system that delivers easy money.  Apart from challenges related to bringing service to new areas, many rural customers are sold packages for internet at speeds that are never matched by the service they receive with no concern raised by the government.  The upshot is that consumers are not well-served and rural areas are being held hostage as they struggle to keep up to date on important technologies. It all points to a lack of vision and leadership that allowed the problem to develop in the first place.


Les entreprises de télécommunication réagissent à la décision du CRTC en menaçant l’expansion des services Internet au Canada rural

La concurrence est une saine composante d’un système capitaliste. Elle force les entreprises à affiner leurs pratiques tout en offrant plus de choix et en réduisant les prix pour les consommateurs. Voilà pourquoi il est décourageant de constater la réaction des grandes entreprises de télécommunication à une décision du CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) prise en août afin d’accroître la concurrence dans les services Internet. Certains des plus grands fournisseurs d’accès Internet au Canada ont alors affirmé qu’ils allaient devoir réduire les services en régions rurales et mettre en veilleuse leurs projets d’expansion.

Le nœud du problème est le fait que les prix que paient les Canadiens pour les services Internet sont parmi les plus élevés au monde. Même en Australie, où les défis démographiques et géographies sont comparables, les consommateurs paient moins pour les services Internet et de téléphonie cellulaire. La décision du CRT forcera les plus grandes entreprises de télécommunication à réduire les prix qu’elles imposent aux plus petits concurrents pour l’accès de gros au réseau. S’il est vrai que cette décision entraînera assurément une réduction des profits, l’affirmation selon laquelle il faudra nécessairement réduire les projets d’expansion et même les services actuels en régions rurales équivaut à une menace aux plans du Canada pour améliorer les services dans ces régions.

Cette situation montre aussi que les plus grandes entreprises de télécommunication canadiennes ont imposé leurs conditions pendant trop longtemps. En 2017, les profits des cinq grandes entreprises de télécommunication ont totalisé 7,49 milliards de dollars et leurs marges bénéficiaires ont atteint l’incroyable taux de 38,3 %. Les sommes qu’elles perdront, selon leurs affirmations, sont insignifiantes par rapport aux profits réalisés et le CRTC doit demeurer ferme dans sa décision.

Ce qui est curieux, c’est que les Canadiens choisissent de rester avec les plus grands fournisseurs lorsque des options existent. Contrairement aux Américains, la plupart des consommateurs canadiens sont réticents à utiliser les plus petits fournisseurs qui offrent de meilleurs taux et utilisent les mêmes réseaux que les grandes entreprises pour offrir les services. On compte 550 revendeurs de services Internet au Canada.  Ces entreprises achètent les services auprès de plus grandes entreprises au prix de gros et font quand même du profit en offrant les services à un prix moins élevé. Malgré tout, seuls 13 % des Canadiens obtiennent leurs services Internet auprès de revendeurs. Pour ajouter au malheur des consommateurs ruraux, la plupart de ces entreprises offrent leurs services dans les grandes villes.

La décision du CRTC signifie que les entreprises comme Bell et Rogers seront forcées de vendre l’accès à leurs infrastructures à de plus petits fournisseurs de services Internet pour accroître la concurrence et réduire les prix. Les nouveaux taux fixés peuvent être inférieurs de 77 % aux taux facturés en 2016, ce qui a incité les grands fournisseurs de services Internet canadiens à menacer de réduire les investissements dans les réseaux à large bande, particulièrement en région rurale et éloignée.

Le défi pour le gouvernement consistera à trouver un équilibre entre les désirs des quelques grandes entreprises qui dominent les télécommunications au Canada et le droit des consommateurs de ne pas être arnaqués ou de ne pas être complètement privés de services. Il s’agit d’un problème que nous avons créé et qui aurait dû être corrigé beaucoup plus tôt. Quelques entreprises ayant été autorisées à dominer ce secteur vital, tout était en place pour cette épreuve de force.

Il y a longtemps que le Canada aurait dû établir de meilleurs plans pour le développement et l’amélioration des services en régions rurales et éloignées, mais les gouvernements successifs se sont montrés sensibles aux importants efforts de lobbying des grandes entreprises de télécommunication, qui ont allègrement mis en place un système produisant des profits faciles. Outre les services offerts dans de nouvelles régions, nombre de consommateurs ruraux se font vendre des forfaits Internet dont les vitesses ne correspondent jamais aux services reçus, sans que le gouvernement ne s’en inquiète. Le résultat est que les consommateurs ne sont pas bien servis et que les régions rurales sont prises en otage alors qu’elles peinent à suivre l’évolution des technologies importantes. Tout cela dénote un manque de vision et de leadership ayant permis l’apparition du problème dès le départ.

This entry was posted in Carol Hughes' Column, Columns. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *