Carol Hughes’ Column – The government shouldn’t rush imperfect trade deal

Given that Canada and the United States are two of the world’s closest allies, it’s almost impossible to overstate how interconnected the relationship between the two countries is- naturally, that includes trade. This is why it’s important for businesses on both sides of the border to have a trade deal that’s fair and predictable. That isn’t necessarily the case with the North America Free Trade Agreement (NAFTA) replacement, the United States-Mexico-Canada Agreement (USMCA), which promises to hurt people in all three countries by creating an uneven playing field that largely favors corporations. Under NAFTA, Canada lost 400,000 jobs and this new deal looks to offer more of the same, while also potentially undermining our sovereignty.

One red flag in particular is how the USMCA includes language that gives the United States the upper hand, including the ability to strong-arm Canada by restricting who we can trade with. This is concerning, given the current American administration’s propensity to declare trade wars at the drop of hat, showing that they only seem to be interested in one-sided deals that put ‘America first’.

But a deal without mutual benefit is scarcely ‘free’ trading and Canada should not be looking to sacrifice an equal partnership just to stroke the ego of the president. There needs to be stronger language inside of the USMCA that treats all countries as equal partners. New Democrats believe that trade should be a partnership between countries that ensures safe and fair labour conditions for all involved, appropriate environmental protections, and the ability to exchange goods and services without undue frustration.  This deal is lacking on all these fronts.

It’s not like there isn’t hope, in fact there’s a strong possibility that progressive changes are on the way in the U.S. That’s because the Democrats, fresh off midterm victories, are working to improve the USMCA to include better labour provisions, lower drug costs, and stronger environmental protections.  That means Canada should wait, but instead the government is using the last few weeks of session to try and push through an incomplete version that hurts Canadians just to please President Trump.

There are good reasons for the government to wait for progressive changes that will align better with Canadian values and will go a long way to protect workers. If they push USMCA through before fixing the deal, they are going to throw away a once in a lifetime opportunity to make trade more fair for Canadian workers and businesses.  New Democrats believe that Canada has a lot to protect when we negotiate trade deals, which is why we have always advocated for protecting important things like universal health care along with maintaining our labor and environmental standards.

This is why it’s important to wait and see what the Democrats can achieve in the US.  New Democrats aren’t alone in calling for fair trade that benefits the unique interests of Canada, which is why we are confident the USMCA is simply not good enough in its current form. We believe working people shouldn’t have to pay the price for bad negotiations or rushed legislation-especially with better options on the horizon. If the government truly wants the progressive trade agenda they talk about, they should be willing to support the Democrats in their efforts to improve the deal and wait to see if that works out.


Le gouvernement ne devrait pas se précipiter de ratifier des accords commerciaux imparfaits

Compte tenu du fait que le Canada et les États-Unis sont parmi les plus proches alliés du monde, on ne saurait trop insister sur le fait qu’il existe une relation très étroite entre les deux pays – notamment en matière de commerce. C’est pourquoi il est important pour les entreprises des deux côtes de la frontière d’avoir un accord commercial juste et prévisible. Ce n’est pas nécessairement le cas de l’accord qui remplace l’Accord de libre-échange nord-américain (l’ALÉNA);  l’Accord États‑Unis‑Mexique‑Canada (AEUMC) pourrait avoir des effets néfastes dans les trois pays puisqu’il établit des règles inéquitables qui favorisent essentiellement les grandes entreprises. Dans le cadre de l’ALÉNA, le Canada a perdu 400 000 emplois et tout indique que ce nouvel accord aura les mêmes conséquences, tout en mettant en péril notre souveraineté.

Par exemple, le fait que l’AEUMC renferme des dispositions qui accordent aux États‑Unis un avantage, notamment la possibilité d’intimider le Canada en restreignant les pays avec lesquels nous pouvons faire des affaires, envoie un signal d’alarme. Cette situation est préoccupante, étant donné la propension de l’administration américaine actuelle à déclarer des guerres commerciales comme bon lui semble, ce qui prouve qu’elle ne s’intéresse qu’aux accords unilatéraux qui favorisent en premier lieu les États‑Unis.

Mais un accord qui n’offre pas de retombées mutuelles permet difficilement un « libre‑échange » et le Canada ne doit pas renoncer à un partenariat équitable juste pour satisfaire l’ego du président. L’AEUMC doit comprendre des dispositions plus fermes qui traitent tous les pays comme des partenaires égaux. Les néo‑démocrates croient qu’un accord de libre‑échange doit être un partenariat entre des pays qui prévoient des conditions de travail sécuritaires et équitables pour tous les travailleurs, des protections environnementales appropriées, et la possibilité d’échanger des biens et des services sans frustrations inutiles. Cet accord présente des lacunes sur tous ces fronts.

Ce n’est pas comme s’il n’y avait plus d’espoir. En fait, il y a de fortes chances que des changements se produisent de façon progressive aux États‑Unis. En effet, les démocrates (Américains), forts de leurs victoires aux élections de mi‑mandat, cherchent à améliorer l’AEUMC afin d’y inclure des dispositions qui amélioreront les conditions de travail, abaisseront le coût des médicaments et renforceront les mesures de protection environnementale. Il vaudrait donc mieux que le Canada attende, mais le gouvernement utilise les dernières semaines de session pour tenter de faire adopter une version incomplète qui causera du tort aux Canadiens juste pour faire plaisir au président Trump.

Il existe donc de bonnes raisons pour le gouvernement d’attendre que se produisent des changements qui sont davantage compatibles avec les valeurs du Canada et qui contribueront grandement à la protection des travailleurs. Si le gouvernement s’empresse de conclure l’AEUMC avant d’y apporter des modifications, il gaspillera une occasion unique de rendre le commerce plus équitable pour les entreprises et les travailleurs canadiens. Les néo‑démocrates sont d’avis que le Canada a beaucoup à protéger lorsqu’il négocie des accords commerciaux, et c’est pourquoi nous avons toujours plaidé en faveur de la protection d’éléments importants comme les soins de santé universels et le maintien de nos normes en matière de travail et d’environnement.

C’est pourquoi il est important d’attendre de voir ce que les démocrates feront aux États‑Unis. Les néo‑démocrates ne sont pas les seuls à exiger un commerce équitable qui profite aux intérêts particuliers du Canada et nous sommes convaincus que l’AEUMC, dans sa forme actuelle, n’est pas assez avantageux pour nous. Nous croyons particulièrement que les travailleurs ne doivent pas faire les frais de mauvaises négociations ou de lois adoptées à la hâte – particulièrement lorsque de meilleures options se pointent à l’horizon. Si le gouvernement désire vraiment mettre en œuvre le programme commercial progressif dont il parle, il doit accepter de soutenir les démocrates dans leurs efforts visant à améliorer l’accord et attendre de voir si ces efforts porteront leurs fruits.

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