Carol Hughes’ column – Where is the competition in Canada’s telecom sector?

The internet is always a concern in Algoma-Manitoulin-Kapuskasing where the challenges range from connectivity to cost and every imaginable aspect in between.  It is a revolutionary technology, but the promise of that revolution hasn’t truly settled on northern or remote parts of Canada.  While Canadians in larger centres enjoy quick service and some level of competition that drives pricing for internet and phone services, both become scarce as city limits fade and the rural or remote reality sets in.  If competition is meant to level a market, the lack of competition in large parts of the north can help explain why too many of us pay too much for so little.  With outcomes like that, it would make sense to ensure that competition in this sector is encouraged to be as robust as possible.  Of course, that isn’t the case and the proposed takeover of Shaw by Rogers will only further shrink the pool of competition among Canada’s telecom sector.

If the internet wasn’t already considered an essential service, the pandemic has shown how it should be.  But even before COVID hit, the growth in online activity from the federal government alone indicated that internet access is considered a basic part of most Canadian’s lives.  Proof is found in the manner that the government’s community offices closed as federal services migrated online. Phone service followed suite which is why it is increasingly difficult to raise a voice on the phone when calling into a government department. And that isn’t the only way internet service has become essential.

Since the COVID-19 pandemic arrived, Canadians have increased their reliance on this technology to stay connected online during times when they can’t be together in person. People came to depend on their cellphone and internet services for work, school, commerce, and to stay connected with family and loved ones, but prices continue to skyrocket, and families are faced with big bills every month.

There have been many pandemic profiteers and big telecom can be included among them.  They have been accused of gouging Canadians and continue to make massive profits in a time where most families are struggling to get by. This is why New Democrats are telling the government that a merger between two of Canada’s biggest providers will just make our challenges bigger and the problems that stem from limited competition worse.

For generations these telecom giants have essentially had no competition. They make huge profits, and government after government just let that happen. That’s why Canadians pay some of the highest rates in the world for cellphone and internet service.  Despite the potential to ensure competition through bandwidth auctions and regulations, governments have been reluctant to use the best tools available to them, preferring to ‘ask nicely’ – a strategy that isn’t paying dividends.

This is why there are repeated calls for action on this front.  The pandemic has taken any doubt from the notion that internet and phone services are essential elements of our lives, which is why the government must act to enforce price caps and promote real competition.  The time for protecting the profits of telecoms giants has to end for Canadians to overcome our digital disadvantage.

Canadians deserve better access at better prices to secure these essential services.  The path to those goals will not run through anti-competitive practices like the merger of Shaw and Rogers which is why New Democrats are telling the government it is time to put the brakes on that and focus on building diversity and true competition into Canada’s telecom sector.


Y a-t-il de la concurrence dans le secteur des télécommunications au Canada?

Le service Internet a toujours été préoccupant dans la circonscription d’Algoma-Manitoulin-Kapuskasing, où les défis à relever vont de la connectivité au coût, en passant par tous les problèmes imaginables entre les deux. Il s’agit d’une technologie révolutionnaire. Cependant, la révolution promise ne s’est pas vraiment concrétisée dans les régions nordiques ou éloignées du Canada. Tandis que les Canadiens qui résident dans les grands centres jouissent d’un service rapide et d’un certain degré de concurrence qui influe sur le tarif des services Internet et de téléphonie, ces deux facteurs se font rares au fur et à mesure qu’on s’éloigne des villes et qu’on entre dans des régions rurales ou éloignées. Si la concurrence doit rendre un marché équitable, l’absence de concurrence dans de vastes régions du nord peut expliquer, en partie, pourquoi un trop grand nombre d’entre nous paye trop cher pour un service si médiocre. En raison de tels résultats, il serait logique d’encourager la concurrence dans ce secteur pour qu’elle soit aussi robuste que possible. Évidemment, ce n’est pas le cas. L’achat proposé de Shaw par Rogers ne fera que réduire davantage la concurrence au sein du secteur des télécommunications au Canada.

Si Internet ne faisait pas déjà partie des services essentiels, la pandémie a montré qu’il devrait être ajouté à la liste. Même avant l’émergence de la COVID, la croissance des activités en ligne du gouvernement fédéral a montré, à elle seule, que l’accès Internet fait partie des services de base de la vie de la majorité des Canadiens. Parmi les exemples illustrant cette situation, il y a la fermeture des bureaux communautaires du gouvernement, quand les services fédéraux sont passés en mode électronique. Les services téléphoniques ont subi le même sort. C’est pourquoi il est de plus en plus difficile de se faire entendre lorsqu’on communique par téléphone avec un ministère gouvernemental. Ce n’est pas la seule façon pour laquelle le service Internet est devenu indispensable.

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les Canadiens comptent davantage sur cette technologie pour maintenir les liens, alors qu’ils ne peuvent pas se réunir avec d’autres en personne. Les gens comptent sur leur service de téléphonie cellulaire et leur service Internet pour travailler, étudier, faire des achats et maintenir les liens avec leur famille et leurs êtres chers. Cependant, les tarifs continuent d’exploser. Chaque mois, les familles doivent payer des factures énormes.

Plusieurs ont profité de la pandémie. C’est notamment le cas des grandes entreprises de télécommunications. On les a accusées d’escroquer les Canadiens. Elles continuent de faire des profits énormes au moment même où la plupart des familles ont de la difficulté à joindre les deux bouts. C’est pourquoi le Nouveau Parti démocratique prévient le gouvernement qu’une fusion entre deux des fournisseurs les plus importants au Canada empirera encore plus la situation, tout comme les problèmes découlant d’une concurrence restreinte.

Depuis des générations, ces géants des télécommunications n’ont fait face à quasiment aucune concurrence. Ils font des profits énormes. Tous les gouvernements les laissent faire. C’est pourquoi les Canadiens payent parmi les tarifs les plus élevés au monde en ce qui concerne le service de téléphonie cellulaire et d’Internet. Même s’il est possible d’assurer la concurrence dans le cadre de la vente aux enchères de la bande passante et au moyen de règlements, les gouvernements ont hésité à utiliser les meilleurs outils dont ils disposent, préférant « demander gentiment » aux entreprises de résoudre le problème. Il s’agit d’une stratégie qui ne donne aucun résultat.

C’est pourquoi les appels à l’action dans ce secteur se répètent. En raison de la pandémie, il ne fait plus aucun doute que le service Internet et le service téléphonique sont essentiels à notre vie. C’est pourquoi le gouvernement doit agir pour plafonner les tarifs et promouvoir une véritable concurrence. Il faut mettre un terme à la pratique qui protège les profits des géants des télécommunications, afin que les Canadiens puissent combler l’écart numérique.

Les Canadiens méritent un meilleur accès à un tarif moins cher pour obtenir ces services essentiels. Il sera impossible d’atteindre cet objectif en adoptant des pratiques anticoncurrentielles, comme c’est le cas de la fusion de Shaw et Rogers. C’est pourquoi le Nouveau Parti démocratique affirme au gouvernement qu’il faut mettre un terme à cette pratique et qu’il faut plutôt chercher à assurer la diversité et la véritable concurrence dans le secteur des télécommunications au Canada.

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