Carol Hughes’ column – Why I (happily) wear a mask

I’ll be the first to admit I don’t much like wearing a mask.  They are uncomfortable and can be hot too, but the purpose they are meant to serve is compelling enough to make the exercise worthwhile.  What is difficult to accept is the notion that people are so opposed to this that they are willing to argue to great lengths against the idea as an affront to their personal liberties or see the whole exercise as some form of a conspiracy.  While there are valid medical reasons some individuals cannot wear a mask, being asked to wear one while occupying public indoor spaces enrages some people to the point that they become aggressive which is disrespectful and unacceptable.

Masks are not common in western society, but there are parts of the world where they were regularly employed well before the COVID-19 pandemic. In places like Japan, you often see people wearing one in public because they are trying to contain an illness, such as a cold, so that others don’t catch it.  This is the same reason people are being asked to wear masks now.  While this seems like a simple enough request from our health officials, the response from the public has been uneven.

I have received a great deal of correspondence about masks from those who believe the science behind the idea and those who question it.  In some instances, the message is charged with strong sentiments from those concerned about others who aren’t complying with local regulations, or those who feel they shouldn’t be forced to comply.  It is my belief that we should follow the advice of health officials and the science they rely on to arrive at their recommendations.  Basing our decisions on non-medical opinion and outlier advice, such as that which is widely available on social media, is not advisable.

Advice aside, the strong emotions attached to the subject aren’t making things easier, especially for those who work in businesses and other public-facing spaces where people are being required to wear face coverings.  Although it is someone’s right to refuse to wear a mask indoors in public spaces, it is also the right of business owners and staff at public venues to ask that person to leave the space.  Keep in mind that entering a public space is a privilege, not a right.

While the issue is much more politically charged in the United States, some of that is present in Canada too.  This seems to be especially noticeable when it comes to an individual arguing about their right to do what pleases them as opposed to what is being asked of them in support of those around them. It’s easy to be confused about the nature of our country with so much cultural influence arriving from our bigger neighbour to the south.  Canada is based on the notion of Peace, Order, and Good Government.  Too many have been exposed to the American motto of Life, Liberty, and the Pursuit of Happiness.  The difference is noticeable, especially in moments like these when we are being asked to comply with a public health measure intended to protect the most vulnerable to the pandemic, our medical system, and the professionals who provide that care.

The pandemic is testing many aspects of our society.  We are adapting to changing conditions and have done a great job on many fronts.  Masks are the latest measure we are being asked to employ and if enough us do so we will reap the benefits.  While you may not agree with the need to do so, or the fact that some individuals cannot wear them for medical reasons, it is never the wrong time to be kind, patient, and respectful.


Pourquoi je porte (volontiers) un masque

Je serais la première à admettre que je n’aime pas beaucoup porter un masque. Ils sont inconfortables et peuvent aussi donner chaud, mais la fonction qu’ils sont censés accomplir est suffisamment convaincante pour que l’exercice en vaille la peine. Il est difficile toutefois d’accepter que des gens s’opposent tellement à l’idée qu’ils sont prêts à la contester radicalement comme un affront à leur liberté personnelle ou à considérer l’ensemble de l’exercice comme une forme de conspiration. Bien qu’il existe des raisons médicales valables pour lesquelles certaines personnes ne peuvent pas porter de masque, il y a  quelques personnes qui s’enragent au point qu’elles deviennent agressives lorsqu’on leur demande d’en porter un dans des établissements publics , ce qui est irrespectueux et inacceptable.

Les masques ne sont pas communs dans la société occidentale, mais ils étaient portés régulièrement dans certaines régions du monde bien avant la pandémie de COVID‑19. Au Japon, par exemple, on voit fréquemment des gens en porter un en public pour tenter de contenir une maladie, comme un rhume, afin de réduire la propagation. C’est exactement pour cette raison que l’on demande aux gens de porter un masque maintenant. Bien que cette demande de la part de nos responsables de la santé semble assez simple, la réponse du public est inégale.

J’ai reçu beaucoup de correspondance au sujet des masques de la part de ceux qui croient en la science sur laquelle repose cette idée, et de ceux qui la mettent en doute. Dans certains cas, le message exprime avec ardeur les sentiments de ceux qui trouvent inquiétant le non-respect des gens qui ne respecte pas la règlementation sur le port du masque, ou de ceux qui contestent l’obligation de se conformer à cette règlementation. Je crois que nous devrions suivre les conseils des responsables de la santé et les données scientifiques sur lesquelles ils s’appuient pour formuler leurs recommandations. Il n’est pas sage de fonder nos décisions sur des opinions non médicales ou des conseils aberrants, comme ceux qui circulent sur les médias sociaux.

Mis à part les conseils, les émotions intenses liées au sujet ne facilitent pas les choses, surtout pour ceux qui travaillent dans des entreprises et autres lieux publics où on doit porter des couvre‑visages. Bien que l’on ait le droit de refuser de porter un masque dans les espaces publics intérieurs, les propriétaires et le personnel des entreprises dans les lieux publics ont également le droit de demander à cette personne de quitter les lieux. N’oublions pas que l’accès à un établissement public est un privilège et non un droit.

Si la question est beaucoup plus chargée politiquement aux États‑Unis, elle est aussi présente en partie au Canada. Cela semble particulièrement évident lorsqu’une personne revendique son droit d’agir à sa guise par opposition à ce qu’on lui demande de faire par respect des autres. Il est facile de perdre de vue la nature de notre pays avec l’influence culturelle de notre grand voisin du Sud. Le Canada est fondé sur la paix, l’ordre et la bonne gouvernance. Trop de gens ont été exposés au concept américain de la vie, de la liberté et de la poursuite du bonheur. La différence est perceptible, surtout dans des moments comme celui‑ci où l’on nous demande de respecter une mesure de santé publique destinée à protéger les plus vulnérables à la pandémie, notre système médical et les professionnels qui prodiguent ces soins.

La pandémie met à l’épreuve bien des aspects de notre société. Nous nous adaptons aux conditions changeantes et avons fait un excellent travail sur de nombreux fronts. Les masques sont la plus récente mesure que l’on nous demande d’adopter, et si nous l’appliquons suffisamment, nous en récolterons le fruit. Même si l’on conteste la nécessité de suivre les directives, ou le fait que certaines personnes ne peuvent pas porter de masque pour des raisons médicales, la gentillesse, la patience et le respect sont toujours de mise.

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