Carol Hughes’ column – A Christmas like no other

As we prepare to celebrate Christmas in 2020 with the pandemic informing most considerations, it is tempting to think that we are hard done by.  Perhaps we should think of it as a challenge while recognizing there are elements of a traditional Christmas that will be missing and others that will be different.  Despite that, our experience likely won’t match that of Canadians during the Christmas of 1918.  That was the last time there was a global pandemic over the holiday season.

Looking back at Christmas 1918, the World War had just ended, and some troops were beginning to find their way home.  There was also a pandemic raging, the Spanish Flu which killed approximately 55,000 Canadians and as many as 50,000,000 people around the globe between 1918 and 1920.  That wasn’t likely on people’s minds when they took to the streets in celebration of the Armistice signed on November 11th.  That event and the subsequent dispersal of homeward bound troops is said to have spread the flu across the country and within communities.

The Spanish Flu remains the deadliest pandemic ever recorded and, unlike Covid-19, the bulk of those killed were in their 20s and 30s.   There were many similarities to our current situation as well, including recommendations for maintaining physical distance and wearing masks.  Back then there were anti-mask movements, like we are seeing now.  According to historical accounts these efforts may not have been as violent or mean-spirited as some we are experiencing today.  While social media has made it easier to amplify some of the most contentious parts of this pandemic, it is important to recognize the diversity of opinion that exists around public health recommendations is nothing new.

Our experience now only offers a glimpse of the hardship households endured 102 years ago, advances in many areas, especially telecommunications and technology, have made it significantly easier for us to work, shop, amuse ourselves, and stay connected.  Additionally, we are not dealing with communities that were shattered by the ravages of war on a generation of predominately young men.   Despite those differences, time spent reading wartime letters reveals an optimism that was clearly fueled by the end of the war and the weight that added to the usual Christmas greeting of ‘peace on earth’.

Today our sacrifices are different, but it would be foolish to suggest they are less meaningful.  Meaning is rooted in our efforts and how freely those flow, not necessarily by how difficult or arduous they are.  We are being asked to make a great deal of change to our lives and one of the most difficult has been to limit contact with those outside our households.  Over Christmas this will be extra challenging and critical to our efforts for the quickest end to the pandemic.

It’s clear that the social limitations are among the most difficult elements of this pandemic, but we might recall that at Christmas many of us are driven by a desire to help others.  That dovetails nicely with the sentiment that today’s sacrifice will offer us a brighter future.  It doesn’t mean we won’t be frustrated by the exercise. Christmas and the holiday season are arguably the most social time of the year, but we have some amazing ways to stay connected that were unimaginable in 1918 that can help us along the way.  And we can remember that there have been other potentially more difficult Christmases that we worked our way past.  I am confident that we will with this one as well.

From my family to you and yours, Merry Christmas and Happy New Year!


Un Noël pas comme les autres

Alors que nous nous préparons à célébrer Noël 2020, avec la pandémie qui dicte la plupart de nos décisions, il est facile de nous laisser aller au découragement. Peut-être devrions-nous voir cela comme un défi et accepter que, cette année, certaines traditions de Noël seront délaissées et d’autres, différentes. Malgré tout, nous serons loin de vivre ce qu’ont connu les Canadiens pendant le Noël 1918, soit la dernière fois qu’une période des Fêtes a été marquée par une pandémie.

En décembre 1918, la guerre mondiale venait de se terminer, et les troupes commençaient à rentrer au bercail. Le monde était aussi en proie à une pandémie de grippe espagnole, qui a tué quelque 55 000 Canadiens et jusqu’à 50 millions de personnes à l’échelle planétaire entre 1918 et 1920. Les gens ne pensaient probablement pas à cela lorsqu’ils ont pris d’assaut les rues pour célébrer l’Armistice signé le 11 novembre. On dit pourtant que c’est cet événement et le rapatriement des troupes qui auraient permis à la grippe de se propager dans la population partout au pays.

La pandémie de grippe espagnole reste la plus meurtrière jamais recensée et, contrairement à ce que l’on observe avec la COVID‑19, ce sont les personnes âgées de 20 à 30 ans qui en ont payé le plus lourd tribut. Cette pandémie avait quand même beaucoup de ressemblances avec celle que nous traversons actuellement, notamment en ce qui concerne les mesures d’éloignement physique et le port du masque. À l’époque, il y avait, tout comme aujourd’hui, des mouvements contre le port du masque. Ce que l’histoire nous raconte, c’est que ces mouvements n’étaient peut-être pas aussi violents ou malveillants que ceux d’aujourd’hui. Même si les médias sociaux ont amplifié certaines controverses entourant la pandémie, il faut bien admettre que les divergences d’opinions concernant les recommandations en matière de santé publique ne sont pas quelque chose de nouveau.

Ce que nous vivons ces temps‑ci n’est qu’un aperçu des difficultés que les familles ont endurées il y a 102 ans. Heureusement pour nous, les progrès réalisés dans de nombreux domaines, comme ceux des télécommunications et autres technologies, nous facilitent grandement la vie en nous permettant de continuer à travailler, à faire nos achats, à nous divertir et à rester en contact les uns avec les autres. Qui plus est, nous n’avons pas, comme à l’époque, une génération entière frappée de plein fouet par les ravages de la guerre, avec la perte de tant d’hommes, jeunes pour la plupart. Malgré ces différences, quand on relit les lettres que s’écrivaient les gens en temps de guerre, on ressent un optimisme, que la fin du conflit avait clairement conforté, et on mesure tout le sens que prenaient soudain les traditionnels vœux de « paix sur la terre » qu’on s’échange à Noël.

Aujourd’hui, nos sacrifices sont différents, mais il serait insensé de croire qu’ils sont moins importants. Leur importance se mesure à nos efforts et au naturel avec lequel nous nous y plions, et pas nécessairement aux difficultés ou complications qu’ils comportent. On nous demande de changer beaucoup d’habitudes, et l’un des changements les plus durs à faire est de limiter les contacts avec ceux qui ne partagent pas le même toit que nous. Et pendant le temps des Fêtes, nous devrons redoubler de vigilance et d’efforts dans ce sens pour stopper le plus rapidement possible la pandémie.

Il est clair que la limitation des contacts sociaux est l’un des aspects les plus pénibles de cette pandémie, mais n’oublions pas qu’à Noël, beaucoup d’entre nous sont animés du désir d’aider les autres. C’est une belle façon d’exalter le sentiment voulant que les sacrifices que nous consentons aujourd’hui nous réservent un avenir meilleur; cela ne veut pas dire pour autant que nous y consentons de gaieté de cœur. Noël et les Fêtes de fin d’année sont sans doute la période où les contacts sociaux comptent le plus, mais nous disposons de moyens incroyables – et inimaginables en 1918 – pour rester en contact les uns avec les autres et pour nous aider à surmonter les épreuves. Rappelons-nous d’autres Noëls, peut‑être plus difficiles que celui‑ci, dont nous nous sommes bien sortis. Ce sera encore le cas cette année, j’en suis convaincue.

Ma famille et moi‑même vous souhaitons, à vous et à tous ceux qui vous sont chers, un joyeux Noël et une bonne année 2021!

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