Carol Hughes’ column – Budget not designed to cause an election

Political pundits say the government wants an election, but this week’s 700-page budget didn’t play into that narrative.  Instead, it appears designed to secure the votes they need to pass it.  That was done by peppering the budget with enough NDP-friendly measures that it would be difficult to reject out of hand.  Add to that the strongest wave of the pandemic slamming Ontario and Alberta making the timing of an election tone deaf which federal polling only confirms.

It’s no surprise the budget extended pandemic measures related to aid programs like the CERB, which we had been asking for.  However, that benefit is slated to wind down again and there are concerns the government may be rushing if Covid can’t be brought under control anytime soon.  Also, lowering the benefit in the final 8 weeks could force households into debt.

The childcare announcement is the clearest indication the government wants NDP support. It could be argued they can benefit from our advice as well.  While only so hopeful about an item that Liberals have been promising for 28 years, we have concerns about subsidizing for-profit daycare.  Not only is that a waste of resources, our experience with Long Term Care showed the first concern of profit driven models was not the people they were supposed to care for – something we can’t repeat with childcare.

Although there was nothing for pharmacare in the budget after emphatic campaign promises and Throne Speech commitments, it isn’t surprising since the government hasn’t even endorsed the report they chartered on it.  There was budget money for drugs for rare diseases and conditions, but that isn’t pharmacare.  In the middle of a public health emergency, the abandonment of planning for this commitment is hard to understand.

One issue New Democrats proposed for more than a decade is making FedNor a stand-alone regional development agency which will happen if the budget is enacted.  Another NDP win is the return of home retrofit programming targeted at big items like replacing a furnace or a water heater. This has a proven track record of stimulating local economies while addressing environmental concerns.  We also support raising the federal minimum wage to $15/hr and are pleased that years of effort in support of a national autism strategy will finally receive funding to begin that process.

Even before the budget, New Democrats were pushing back at the government’s two-tiered response for senior citizens which ignores the needs of those 65 -74 years old.  The $500 being made available for those 75 and over and plans to raise OAS only for that same age group ignores the reality of too many seniors. They plan to table legislation for this in the future, but this is a stale promise that could have been dealt with by now – even if we want to ensure it flows to all eligible seniors there is little point in making those over 75 wait.

Budgets have to be paid for and New Democrats proposed taxes on the ultra-wealthy and temporary measures to ensure pandemic profiteers contribute to tackling the problem that increased their fortune.  The government is taking baby steps in that direction, but their proposals earn in four years what the NDP plan would return every year.  In a time of bold spending, it is imperative to reconsider the tax advantages that have been extended to the wealthiest in the country.

There will be weeks of debate on the budget and moments of tension throughout the process, but that doesn’t mean we should be heading to the polls, especially in in the middle of this critical 3rd wave.  New Democrats want to work with the government on these commitments with the hope of progress on the items we have proposed and advocated on for a long time.  As we wait for enough of our population to be vaccinated so that we can ease restrictions, it seems like the best use of parliamentarian’s time.

Un budget qui n’est pas conçu pour provoquer des élections

Les experts en politique disent que le gouvernement veut des élections, mais le budget de 700 pages présenté cette semaine n’a pas été conçu pour cela.  Il semble plutôt avoir été conçu pour obtenir les votes nécessaires à son adoption.  Pour ce faire, le budget a été parsemé de suffisamment de mesures favorables au NPD pour qu’il soit difficile de le rejeter d’emblée.  Ajoutez à cela la plus forte vague de pandémie qui s’abat sur l’Ontario et l’Alberta, ce qui rend le moment des élections insignifiant, ce que les sondages fédéraux ne font que confirmer.

Il n’est pas surprenant que le budget ait prolongé les mesures de lutte contre la pandémie liées aux programmes d’aide comme le CERB, que nous avions demandé.  Cependant, cette prestation est censée diminuer à nouveau et l’on craint que le gouvernement ne se précipite si la COVID ne peut être maîtrisé rapidement.  En outre, la réduction de la prestation au cours des huit dernières semaines pourrait contraindre les ménages à s’endetter.

L’annonce sur la garde d’enfants indique clairement que le gouvernement veut le soutien du NPD. On pourrait dire qu’ils peuvent aussi bénéficier de nos conseils.  Bien que nous n’ayons que peu d’espoir pour un élément que les libéraux promettent depuis 28 ans, nous sommes préoccupés par la subvention des garderies à but lucratif.  C’est non seulement un gaspillage de ressources, mais notre expérience avec les soins de longue durée a démontré que la première préoccupation des foyers à but lucratif n’était pas les soins de leurs résidents – ce que l’on ne doit pas répéter avec les garderies.

Bien qu’il n’y ait rien pour l’assurance-médicaments dans le budget après les promesses emphatiques de la campagne électorale et les engagements du discours du Trône, ce n’est pas surprenant puisque le gouvernement n’a même pas approuvé le rapport qu’il a affrété à ce sujet.  Le budget prévoit des fonds pour les médicaments destinés aux maladies rares, mais il ne s’agit pas d’un régime d’assurance-médicaments.  Au milieu d’une urgence de santé publique, l’abandon de la planification de cet engagement est difficile à comprendre.

Une question que les néo-démocrates ont proposée pendant plus d’une décennie est de faire de FedNor une agence de développement régional autonome, ce qui se produira si le budget est adopté.  Une autre victoire du NPD est le retour d’un programme des rénovations énergétiques résidentielles visant à remplacer une fournaise ou un chauffe-eau. Ces programmes ont fait leurs preuves en matière de stimulation des économies locales tout en répondant aux préoccupations environnementales.  Nous sommes également en faveur de l’augmentation du salaire minimum fédéral à 15 $/h et nous sommes heureux que des années d’efforts en faveur d’une stratégie nationale sur l’autisme soient enfin financées pour entamer ce processus.

Avant même la présentation du budget, les néo-démocrates s’insurgeaient contre la réponse à deux vitesses du gouvernement pour les personnes âgées, qui ne tient pas compte des besoins des 65 à 74 ans.  Les 500 $ mis à la disposition des personnes de 75 ans et plus, et les plans visant à augmenter la pension de la sécurité vieillesse uniquement pour ce même groupe d’âge ne tiennent pas compte de la réalité d’un trop grand nombre de personnes âgées. Ils prévoient de déposer un projet de loi à ce sujet à l’avenir, mais il s’agit d’une promesse périmée qui aurait pu être réglée à l’heure actuelle – même si nous voulons nous assurer que tous les aînés admissibles en bénéficient, il est inutile de faire attendre ceux qui ont plus de 75 ans.

Les budgets doivent être payés et les néo-démocrates ont proposé des taxes sur les personnes ultra-riches et des mesures temporaires pour s’assurer que les profiteurs de la pandémie contribuent à la lutte contre le problème qui a augmenté leur fortune.  Le gouvernement avance à petits pas dans cette direction, mais ses propositions rapportent en quatre ans ce que le plan du NPD rapporterait chaque année.  En cette période de dépenses audacieuses, il est impératif de reconsidérer les avantages fiscaux qui ont été accordés aux plus riches du pays.

Il y aura des semaines de débat sur le budget et des moments de tension tout au long du processus, mais cela ne signifie pas que nous devrions nous diriger vers les urnes, surtout au milieu de cette troisième vague critique.  Les néo-démocrates veulent travailler avec le gouvernement sur ces engagements dans l’espoir de progresser sur les points que nous avons proposés et défendus depuis longtemps.  Alors que nous attendons qu’une partie suffisante de notre population soit vaccinée pour que nous puissions assouplir les restrictions, cela semble être la meilleure utilisation du temps des parlementaires.

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