Carol Hughes’ column – Bus service still important for much of Canada

When Greyhound Canada announced they were cancelling all domestic bus routes this spring, the reaction may have been muted because of circumstance but the decision will have a big effect on those who relied on the service.  Travel restrictions and stay at home orders had already reduced domestic travel to the point that the negative repercussions were not felt immediately, but they will be felt by travellers, employers, and businesses as things open up. While decision makers may have mistaken this for acceptance, as restrictions ease the loss of bus routes will be felt and more may be heard from those who relied on the option before the pandemic.

In rural and northern areas, the effects may be more pronounced with most travellers unable to take advantage of inexpensive air travel which is partly responsible for the loss of surface options such as bus and rail.  Apart from connecting smaller centres that lack other options, there are also strong economic, environmental, and public safety reasons for Canada to ensure that the bus option is not lost entirely.

The loss of bus service comes after decades of retreat for passenger train services which leaves large parts of the country under-served or lacking a public option altogether.  While inexpensive air travel has played a role, the challenges grinding these ground-based transport options to a halt has been unaddressed and even exacerbated by successive federal governments.

The need for leadership is greatest in moments like this where market forces are deepening the divide between Canadians living in cities and those living in towns, especially in rural and northern locals.  Without an incentive, companies simply can’t afford to service smaller centres.

There are many compelling reasons for a government partner to ensure some form of bus service is maintained to connect smaller communities, especially environmental considerations. Without a public option, cars become the default mode of transportation creating more greenhouse gas emissions and wearing down road infrastructure more quickly which in turn, creates even more emissions. This turns to greater costs as we are forced to deal with expenses related to climate change such as the extreme heat we are witnessing in western Canada this summer.

Perhaps a stronger consideration is public safety.  Without an affordable option to travel between communities, many individuals turn to hitch-hiking.  That was the case for the “Highway of Tears” in British Colombia.  That route has been examined several times in recent years including a First Nations symposium in 2006, which made 33 recommendations and a December 2012 report from the public inquiry into the Robert Pickton case which called for urgent action to improve transportation along that highway.  Those concerns can be applied to all our northern roads and an affordable bus option is one way to ensure people aren’t forced into hitchhiking.

As we strive to strengthen our economy and build back from the worst of the pandemic, New Democrats are calling on the government to develop an inter-city bus system that can replace what has been lost as bus companies cease operations. This transport is vital to connect Canadians to services, job opportunities, and education. Without a replacement, it will be harder for people to access the services and opportunities they need.  This will disproportionately affect the most vulnerable and marginalized people living in rural Canada, including Indigenous people and seniors.  We believe there are a number of options available to the government including the creation of a new crown corporation or an expansion of the mandate of Via Rail to include public bus transportation.   Whatever method is pursued it will stem the loss of transportation services that has deepened the divide between those living in Canada’s bigger centres and those who reside in small town, rural, and northern locals.

 

 

Le transport par autocar : un service toujours important pour une grande partie des Canadiens

Les circonstances peuvent expliquer le peu de réactions suscitées par la décision de Greyhound Canada d’annuler au printemps toutes ses liaisons intérieures. Or, cette décision aura des conséquences importantes sur les utilisateurs de ce service. Les restrictions de voyages et les mesures de confinement avaient déjà réduit les déplacements intérieurs au point où les effets négatifs ne se sont pas fait sentir sur-le-champ. Les voyageurs, les employeurs et les entreprises en subiront cependant les contrecoups lorsque les choses reviendront à la normale. Les décideurs ont peut-être confondu cette absence de réaction avec un accueil favorable, mais à mesure qu’on lèvera les restrictions, on ressentira les répercussions de l’annulation de ces itinéraires. Ceux qui se prévalaient de ce service avant la pandémie pourraient alors se faire entendre davantage.

Dans les régions rurales et nordiques, les effets de cette décision pourraient être amplifiés. En effet, la plupart des voyageurs ne peuvent pas profiter de services de transport aérien à prix modique, qui ont d’ailleurs causé en partie la diminution de l’offre de services de transport terrestre, comme le transport par autocar et par train. Outre le fait d’assurer la liaison entre les petites villes qui ne disposent pas d’autres options, le Canada a aussi d’excellentes raisons économiques, environnementales et de sécurité publique pour ne pas laisser les services de transport par autocar disparaître complètement.

L’annulation des services d’autocar survient après des décennies de déclin du transport ferroviaire de voyageurs, qui a laissé de vastes parties du pays mal desservies ou sans le moindre service de transport public. Les services de transport aérien à faible coût ont certes contribué à la situation, mais les gouvernements fédéraux qui se sont succédé ont ignoré, voire aggravé, les difficultés ayant entraîné l’arrêt complet des services de transport terrestre.

Il est impératif de faire preuve de leadership dans les moments comme ceux-ci, où les forces du marché accentuent le fossé entre les habitants des grandes villes et les autres, surtout ceux qui vivent en milieu rural et dans le Nord. En l’absence de mesure incitative, les entreprises ne peuvent tout simplement pas desservir les petites villes.

Il y a toutes sortes de bonnes raisons, surtout environnementales, pour un partenaire gouvernemental de garantir un certain niveau de services de liaisons entre les petites villes. Sans option publique, les voitures deviennent en effet le mode de transport par défaut, ce qui accroît les émissions de gaz à effet de serre et endommage les infrastructures routières plus rapidement. Ces dommages entraînent davantage d’émissions et les coûts liés aux changements climatiques augmentent en conséquence. Pensons à la chaleur extrême qui sévit dans l’Ouest canadien cet été.

Une meilleure raison encore est peut-être la sécurité publique. L’absence d’option de transport abordable entre les collectivités amène de nombreuses personnes à se tourner vers l’auto-stop. La route des pleurs, en Colombie-Britannique, en était un exemple. On a étudié cette route à plusieurs reprises dans les dernières années, notamment dans le cadre d’un symposium des Premières Nations en 2006, qui a donné lieu à 33 recommandations, ainsi que dans un rapport de décembre 2012 faisant suite à l’enquête publique sur l’affaire Robert Pickton, qui a souligné l’urgence d’améliorer les services de transport le long de cette route. L’ensemble des routes dans le Nord suscitent les mêmes préoccupations, et le service abordable de transport par autocar est une façon de veiller à ce que personne ne soit forcé de faire de l’auto-stop.

Maintenant que notre économie reprend de la vigueur et que le pire de la pandémie est derrière nous, les néo-démocrates exhortent le gouvernement à mettre sur pied un système de transport interurbain par autocar qui puisse remplacer celui des compagnies d’autocars qui cessent leurs activités. Ce système de transport est essentiel pour permettre aux Canadiens de tirer profit des services, des possibilités d’emploi et des occasions d’études offerts. S’il n’est pas remplacé, il sera plus difficile pour les gens d’accéder aux services et aux possibilités dont ils ont besoin. Les personnes les plus vulnérables et marginalisées des régions rurales du Canada, y compris les Autochtones et les aînés, seront en outre touchées de manière disproportionnée. Nous croyons que plusieurs options s’offrent au gouvernement, qui pourrait par exemple créer une nouvelle société d’État ou élargir le mandat de VIA Rail de manière à y inclure le transport public par autocar. La méthode employée, quelle qu’elle soit, comblera la perte des services de transport qui a élargi le fossé entre les Canadiens des grandes villes et ceux des petites villes, des régions rurales et du Nord.

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