Carol Hughes’ column – CRTC roll back on bulk internet rates a loss for consumers

Internet coverage in rural and northern Canada has been a problem for years.  While the telecommunications industry in Canada is dominated by larger players, there are plenty of re-sellers, especially in cities.  Once the city fades into the rear-view mirror, so do the options which creates a scenario where competition isn’t available as a limiting factor for costs or performance.  The result can be big bills for sub-standard service.

With repeated promises of government help to expand internet services for rural and remote locations in Canada, it was surprising when the federal regulator, the CRTC, backtracked on its plan to lower bulk internet rates.  In a late-May decision, the CRTC reversed its decision to lower wholesale rates that had been announced in August of 2019.  At that time, small internet providers passed the anticipated savings on to their customers.  Now, those cuts will have to be reversed or losses will be absorbed by the smaller players.  More importantly in Northern Ontario, the move makes the growth of competition less likely in areas that require better service and even in those areas that are currently not serviced.

Naturally, Canada’s big three telecommunications companies, Bell, Telus, and Rogers, see things differently. They claim the move will help expand services in rural settings, but that remains to be seen.  With a return to 2016 rates, there are a few more likely outcomes such as increased internet prices and small providers struggling to survive in a climate that is increasingly less competitive and arranged to the benefit of large players.

Another outcome the reversal is a growing number of calls for the Chair of the CRTC, Ian Scott, to be replaced. Scott, a former Liberal MPP and Cabinet Minister, is also a former TELUS executive who was appointed by the current government.  As head of the CRTC he is on record stating a personal preference for facilities-based competition rather than wholesale-based competition, and specifically linked this view in part to some of his experience in the private sector. The challenge here is that the private sector will never fill our rural and remote needs without either being pushed or rewarded.  With a continuation of status quo for bulk rates it is hard to see how change will be driven by the Canada’s telecom giants. And maybe it won’t.

Change may come from outside the country well before any Canadian players make progress in stubbornly underserviced and unserved areas.  The reason for that is Starlink, which is set to become a global player offering satellite-based internet service that, once completed, will reach all points on the globe.  Starlink is a subsidiary of Elon Musk’s company SpaceX which builds and launches the satellites.  Musk is also famous for his electric car company, Tesla and has been pursuing all manner of forward-thinking projects including hyperloop transportation.

Right now, Starlink is available in some parts of Canada for individuals who want to become beta testers of the technology.  The catch? It is isn’t cheap and the service can be spotty.  Once complete, the option will be tempting for many who can afford it but may suppress the growth of affordable options for those who can’t.  That said, the potential of unlimited, quick internet may be enough for some to dig a little deeper in their pockets.

If it takes off, Starlink could let the big Canadian telecom companies off the hook when it comes to expanding internet services.  While consumers who can afford it may not be have a problem with that, those who require more affordable connectivity may.  The reversal of bulk rates makes it easy for the big three to remain comfortable with their circumstance but their rationale for the change was to expand to rural and remote regions.  If Starlink makes that unappealing, the CRTC should reconsider the advantage they have handed to the big three internet providers.

 

Le CRTC revient sur sa décision concernant les tarifs Internet de gros, une perte pour les consommateurs

La couverture Internet dans les régions rurales et nordiques du Canada est un problème persistant depuis des années. Bien que l’industrie des télécommunications au Canada soit dominée par de grands joueurs, il y a de nombreux revendeurs, surtout dans les villes. Dès qu’on s’éloigne des villes, de moins en moins d’options sont offertes, ce qui crée une situation où il n’y a pas de concurrence susceptible de limiter les coûts ou le rendement. Les clients peuvent donc être tenus de payer un prix très élevé pour un service de qualité médiocre.

Compte tenu des promesses répétées faites par le gouvernement, qui a dit vouloir accorder de l’aide pour étendre les services Internet aux régions rurales et isolées du Canada, il est surprenant que l’organisme de réglementation fédéral, le CRTC, fasse marche arrière et abandonne son plan de réduction des tarifs Internet de gros. Dans une décision rendue fin mai, le CRTC est revenu sur sa décision de baisser les tarifs de gros, qui avait été annoncée en août 2019. À l’époque, les petits fournisseurs d’Internet avaient fait profiter leurs clients des économies attendues. Désormais, ces réductions devront être annulées ou les pertes seront absorbées par les plus petits joueurs. Dans le nord de l’Ontario tout particulièrement, cette décision rend le développement de la concurrence moins probable dans les zones où de meilleurs services sont nécessaires, et même dans les zones qui ne sont actuellement pas desservies.

Naturellement, les trois grandes sociétés de télécommunications du Canada, soit Bell, Telus et Rogers, voient les choses d’un autre œil. Elles soutiennent que cette mesure favorisera l’expansion des services dans les régions rurales, mais cela reste à voir. Avec un retour aux tarifs de 2016, il est beaucoup plus probable qu’il y aura une augmentation des prix d’Internet et que les petits fournisseurs lutteront pour survivre dans un climat de moins en moins concurrentiel, qui profite aux grands joueurs.

Un autre résultat de ce revirement de situation est le fait que de plus en plus d’intervenants réclament que le président du CRTC, Ian Scott, soit remplacé. M. Scott, un ancien député libéral provincial et ministre du Cabinet, est également un ancien dirigeant de TELUS nommé par le gouvernement actuel. Bien qu’il soit à la tête du CRTC, il a déclaré publiquement sa préférence personnelle pour une concurrence fondée sur les installations plutôt que sur le commerce de gros, et il a plus particulièrement lié ce point de vue en partie à certaines de ses expériences dans le secteur privé. Le problème ici, c’est que le secteur privé ne pourra jamais répondre à nos besoins dans les régions rurales et isolées s’il n’est pas poussé à le faire ou récompensé de le faire. Dans le contexte du maintien du statu quo en ce qui concerne les tarifs de gros, il est difficile de voir comment le changement pourrait être instauré par les géants des télécommunications du Canada. Et peut-être qu’il ne le sera pas.

Le changement pourrait venir de l’extérieur du pays, bien avant que les joueurs canadiens marquent des progrès dans les régions qu’ils s’entêtent à mal desservir et même à ne pas desservir. Le réseau Starlink est porteur de changement, car il est en passe de devenir un acteur mondial offrant un service Internet par satellite qui, une fois achevé, atteindra tous les points du globe. Starlink est une filiale de SpaceX, la société d’Elon Musk, qui construit et lance les satellites. Elon Musk est également célèbre pour son entreprise de voitures électriques, Tesla, et il poursuit toutes sortes de projets avant-gardistes, dont le transport sous vide (hyperloop).

Pour l’instant, le réseau Starlink est accessible dans certaines parties du Canada aux personnes désireuses de devenir des testeurs bêta de la technologie. Le problème? Ce n’est pas bon marché et le service peut être irrégulier. Une fois achevée, cette option sera tentante pour ceux qui peuvent se la permettre, mais elle pourrait empêcher la croissance d’options abordables pour les personnes dont les moyens sont plus limités. Cela dit, le potentiel d’un accès rapide et illimité à Internet pourrait suffire à convaincre certains de payer un peu plus.

Si Starlink prend son envol, il pourrait permettre aux grandes sociétés de télécommunications canadiennes de ne plus avoir à se soucier de l’expansion des services Internet. Si une telle possibilité ne représente pas un problème pour les consommateurs qui peuvent se le permettre, elle pourrait causer des difficultés pour ceux qui ont besoin d’une connectivité plus abordable. Le renversement de la décision touchant les tarifs de gros permet aux trois grandes sociétés de télécommunications de demeurer à l’aise dans leur situation, mais la justification pour le changement était qu’elles étendent leurs services dans les régions rurales et éloignées. Si Starlink rend ce projet peu attrayant, le CRTC devrait reconsidérer l’avantage qu’il a accordé aux trois grands fournisseurs d’accès à Internet.

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