Carol Hughes’ column – Day of Mourning takes on urgent tone in pandemic

Every year on April 28th Canadians observe the Day of Mourning to remember those who have become ill, been injured, or even killed at work.  It is often marked by important ceremonies across the riding, including the annual gathering at the Miner’s Memorial in Elliot Lake.   At these events, we re-commit to doing our best to ensure that workplaces are safe places for everyone.  This year, we are adding the names of front-line workers affected by Covid-19 to the list of those who became ill or have died from contracting the virus at work.

The pandemic has shown that workplace health and safety considerations are always changing.  It also illustrates the cumulative effects of bad choices made by governments that were focused on saving pennies instead of ensuring we were best prepared to save lives. It has forced us to reconsider the societal value of accepted employment models and proved the need to ensure that every worker has paid sick days.

As we witnessed the tragedies that unfolded in Long Term Care (LTC) residences in the first wave of the pandemic, we were hearing less about outbreaks of Covid in other congregate living scenarios such as work camps and group homes despite the challenges those settings encountered.  While some workplaces, such as meat packing plants, proved to be difficult to secure due to close-quartered conditions, in most cases it was LTC and group home employees spreading the virus as they travelled between part-time jobs that proved to be the biggest challenge.

New Democrats were raising concerns about the growth in part-time, precarious work for years, but it took a pandemic to show that the concerns related to the employment model were not just theoretical. The criticisms that informed our efforts to halt and even reverse the growth in part-time work were confirmed when people who were forced to hold multiple jobs were seen as a driving factor for the spread of Covid among LTC and other congregate living facilities in the first wave. This led to our negotiations for paid sick days for all workers and ultimately the concession we forced from the government who, incredibly, weren’t going to address the problem in the heart of a pandemic.

It can be argued that workers’ rights have been a missing ingredient in public health considerations throughout the pandemic. The outbreaks in meat packing plants and distribution centres were avoidable, but governments have proven to be ineffective and deferential to corporate interests – all while Mom and Pop shops were not even allowed to attempt to navigate their businesses through the threat.

It is clear the government needs to learn from the pandemic and rebuild capacity, preparedness, and resilience into our public health systems.  Whether that’s the production of vaccine or ensuring our stores of PPE are never allowed to expire without replacement, there is much room for improvement.  So much of that improvement will be driven from within our workplaces with the help of allies like those in the labour movement.  We can build on successes like federal paid sick days. We can ensure that workers at risk are prioritized for vaccinations and can demand the government do more to assist provinces struggling to administer the doses we already possess.

We must do this for the same reason we gather for Day of Mourning every year, because nobody deserves to die, be injured, or become ill when they go to work.

 

Le Jour de deuil prend un ton urgent en période de pandémie

Chaque année, le 28 avril, les Canadiens observent le Jour de deuil pour se souvenir de celles et ceux qui sont tombés malades, ont été blessés ou même tués au travail. La journée est souvent marquée par d’importantes cérémonies dans la circonscription, notamment le rassemblement annuel au mémorial des mineurs à Elliot Lake. Lors de ces cérémonies, nous nous engageons à nouveau à faire de notre mieux pour que les lieux de travail soient des endroits sûrs pour tous. Cette année, nous ajoutons les noms des travailleuses et travailleurs de première ligne touchés par la COVID-19 à la liste de ceux qui sont tombés malades ou qui sont malheureusement morts après avoir contracté le virus au travail.

La pandémie nous a montré que les considérations de santé et de sécurité sur le lieu de travail sont en constante évolution. Elle illustre également les effets cumulatifs de mauvais choix faits par des gouvernements qui cherchaient à économiser des sous au lieu de s’assurer que nous étions le mieux préparés possible à sauver des vies. La pandémie nous a obligés à reconsidérer la valeur sociétale des modèles d’emploi acceptés et a prouvé la nécessité de garantir à chaque travailleuse et travailleur des jours de maladie payés.

Nous avons tous été témoins des tragédies qui se sont déroulées dans les établissements de soins de longue durée lors de la première vague de la pandémie, mais nous avons moins entendu parler des éclosions de COVID-19 dans d’autres lieux de vie collective, comme les campements ouvriers et les foyers de groupe, même si ces milieux vivaient aussi beaucoup de difficultés. Si certains lieux de travail, comme les usines de conditionnement de la viande, ont été difficiles à sécuriser en raison de la situation de proximité des travailleuses et travailleurs, dans la plupart des cas, ce sont les déplacements des employés entre leurs emplois à temps partiel dans les établissements de soins de longue durée et les foyers de groupe qui ont été le plus complexe.

D’ailleurs, cela fait des années que les néo-démocrates dénoncent l’augmentation du travail à temps partiel et précaire, mais il a fallu une pandémie pour montrer que les préoccupations liées au modèle d’emploi n’étaient pas que théoriques. Les critiques qui ont alimenté nos efforts pour stopper et même inverser la croissance du travail à temps partiel ont été confirmées lorsqu’on s’est rendu compte que les personnes obligées d’occuper plusieurs emplois étaient un facteur déterminant de la propagation de la COVID-19 dans les établissements de soins de longue durée et d’autres établissements de vie en communauté, lors de la première vague. C’est ce qui nous a conduits à négocier des jours de congé de maladie payé pour tous les travailleuses et travailleurs et, en fin de compte, à faire une concession au gouvernement, qui, chose incroyable, n’allait pas s’attaquer au problème en plein cœur d’une pandémie.

On peut affirmer que les droits des travailleuses et travailleurs n’ont pas été pris en compte dans les considérations de santé publique tout au long de la pandémie. Les éclosions survenues dans les usines de conditionnement de la viande et les centres de distribution auraient pu être évitées, mais les gouvernements se sont montrés inefficaces et complaisants face aux intérêts des entreprises, alors que les petits commerçants n’ont même pas été autorisés à essayer de faire face à la menace.

Il est évident que le gouvernement doit tirer les leçons de la pandémie et reconstruire la capacité, la préparation et la résilience de nos systèmes de santé publique. Qu’il s’agisse de produire des vaccins ou de veiller à ce que nos stocks d’équipement de protection ne deviennent jamais périmés sans être remplacés, il reste beaucoup de choses à améliorer. Une grande partie de cette amélioration viendra de nos milieux de travail, avec l’aide d’alliés comme ceux du mouvement syndical. Nous pouvons nous appuyer sur des réussites comme les jours de congé de maladie payé au niveau fédéral. Nous pouvons veiller à ce que les travailleuses et travailleurs à risque soient vaccinés en priorité et nous pouvons exiger du gouvernement qu’il en fasse plus pour aider les provinces qui ont du mal à administrer les doses que nous avons déjà en mains.

Nous devons le faire pour la même raison que celle pour laquelle nous nous rassemblons chaque année pour le Jour de deuil : parce que personne ne mérite de mourir, d’être blessé ou de tomber malade en allant au travail.

 

This entry was posted in Carol Hughes' Column, Columns. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *