Carol Hughes’ column – Economic statement a failed opportunity

Anyone hoping that the government’s economic statement would show how it plans to move through the pandemic and into recovery was disappointed this week.   The update was less of a plan and more of another in a string of vague speeches hinting at future action.  There was little to support job creation, less that tied those efforts to our other existential crisis of climate change, no plan to tax the ultra-wealthy or pandemic profiteers, and only a nod to future childcare efforts that cannot be separated from the fact the government hasn’t honoured their August commitment to help existing providers weather the pandemic.

While we are waiting for the bulk of jobs to return, it is important to remember that more women and visible minorities have been put out of work and those jobs have been the slowest to recover.  It seems sensible the government would look for a way to address that however, nothing in the statement signaled they are overly concerned.  While a national subsidized childcare program is seen as among the best ways to bring more women in to the workforce and a huge means of economic stimulus, the government is still sending signals that it needs to study more.  Worse, there was no indication they will honour their commitment to spend $2 billion that experts tell us is needed to stabilize our current system through the pandemic.  That means the recovery will remain uneven for many.

Economists tell us that we are in the midst of a K-shaped economic recovery meaning some of the wealthiest companies are doing well while small businesses and everyday working-class people have seen their fortunes drop.  This is exactly why New Democrats have been calling for an excess profits tax on those making money directly off the pandemic.  A temporary tax similar to the one levied on companies that made profits from World War 2 would make sense and ensure the burden of paying for the pandemic is not unduly placed on household budgets.  The statement offered nothing on this front or for calls to tax the ultra-wealthy.

What was obviously missing from the economic update is a long-term sustained investment in people.  That could easily dove-tail with our pressing need to address climate change and mitigate against the effects we are already experiencing.  The government did claim they would introduce a limited retrofits program and have plans to expand e-car charging stations across the country which will be welcome, but won’t significantly move Canada toward our climate commitments or create many new jobs.

The pandemic exposed the problems at Long Term Care (LTC) homes, many of which are for-profit businesses that floundered when they were faced with adversity.  Despite this knowledge it took ten months for the government to address the problem.  Now that we are well into the second wave of the pandemic, the government has found  $1billion to shore up these homes, but the provinces are already pushing back and many observers are concerned the funds could go to shareholders and executives without improving the conditions for residents in LTC homes.  Eventually, we will have to consider the case against for-profit LTC facilities. Right now, we have to help them through the pandemic and save lives.

As the pandemic continues, the convergence of public health and economic prosperity has become increasing politicized. In the weeks ahead we will hear rampant speculation about an election.  As it stands, New Democrats have been able to negotiate in a way that has been a benefit to Canadians and see no reason why that can’t continue.  Our priority is to ensure that people are the centre of Canada’s pandemic response.  As long as we can secure concessions and help the government make improvements to their plans, we will find our way past election scenarios.  That is the job Canadians asked us to do and we are committed to that above our political fortunes.  The same can’t be said for all parties.


Énoncé économique : une occasion ratée

Quiconque espérait que l’énoncé économique du gouvernement nous révélerait les plans de ce dernier pour aider le Canada à survivre à la pandémie et à se diriger vers une reprise a sûrement été déçu cette semaine. La mise à jour économique n’était pas un plan, mais plutôt une autre série de discours vagues laissant entendre que quelque chose sera fait. Il n’y avait pas grand-chose pour soutenir la création d’emplois, encore moins d’information sur ce qui sera fait nous surmonter cette crise existentielle que sont les changements climatiques, aucun plan pour imposer davantage les gens ultra-riches et ceux qui profitent de la pandémie, et seulement une mention, en passant, de futures initiatives en matière de services de garde, mention qui nous a rappelé que le gouvernement n’a pas encore tenu sa promesse faite en août de venir en aide aux garderies existantes pour les aider à tenir le coup pendant la pandémie.

Pendant que nous attendons que la majorité des emplois reviennent, il faut se rappeler que ce sont surtout les femmes et les membres des minorités visibles qui ont perdu leur emploi et qui sont encore au chômage. Il semblerait logique que le gouvernement examine des façons de régler ce problème, mais rien dans l’énoncé économique ne permet de déduire qu’il s’en préoccupe réellement. D’aucuns disent qu’un programme national de garderies subventionnées est une excellente façon d’amener plus de femmes sur le marché du travail et de stimuler l’économie, mais le gouvernement laisse entendre qu’il doit étudier davantage la question. Qui pis est, rien n’indique qu’il tiendra sa promesse d’investir les 2 milliards de dollars qui, de l’avis des experts, sont nécessaires pour stabiliser l’actuel réseau de garderies pendant la pandémie. Cela signifie que la reprise économique ne se concrétisera pas pour tous.

Les économistes nous expliquent que nous vivons une reprise économique en forme de K : certaines des entreprises les plus fortunées s’en sortent bien, tandis que les petites entreprises et les travailleurs ont de la difficulté à joindre les deux bouts. C’est exactement pour cette raison que les néo-démocrates réclament un impôt sur les profits excessifs de ceux qui amassent de l’argent grâce à la pandémie. Il serait logique de lever un impôt temporaire comme celui prélevé auprès des entreprises qui avaient profité de la Seconde Guerre mondiale. De cette façon, le fardeau économique de la pandémie ne reposerait pas uniquement sur les ménages canadiens. Or le gouvernement n’a rien dit à ce sujet dans son énoncé économique.

Un élément qui manquait à cet énoncé économique était sans contredit des investissements à long terme dans les gens. De tels investissements pourraient du même coup nous aider à régler le problème pressant des changements climatiques et à nous prémunir contre leurs effets, que nous ressentons déjà. Le gouvernement a déclaré qu’il lancerait un programme limité de rénovation et qu’il entendait étendre le réseau de bornes de recharge pour véhicule dans tout le pays. Nous nous réjouissons de ces annonces, mais nous estimons qu’elles ne suffiront pas à permettre au Canada de respecter ses engagements en matière environnementale ni à créer de nombreux nouveaux emplois.

La pandémie a révélé au grand jour les problèmes qui sévissent dans les établissements de soins de longue durée (SLD), dont bon nombre sont en fait des entreprises commerciales qui se sont effondrées lorsqu’elles ont été confrontées à l’adversité. Malgré tout ce qu’il savait à ce sujet, il a fallu attendre 10 mois avant que le gouvernement réagisse. Maintenant que nous vivons la deuxième vague de la pandémie, le gouvernement a trouvé un milliard de dollars pour soutenir les établissements de SLD, mais les provinces rechignent. Plusieurs observateurs craignent d’ailleurs que cet argent se retrouve dans la poche des actionnaires et des dirigeants sans que rien soit fait pour améliorer les conditions de vie des résidents des établissements de SLD. Un jour, il nous faudra examiner le dossier contre les établissements de SLD commerciaux. Pour le moment, nous devons nous contenter de les aider pendant la pandémie afin de sauver des vies.

Pendant que la pandémie se poursuit, la convergence de la santé publique et de la prospérité économique devient sans cesse plus politisée. Au cours des prochaines, nous entendrons des rumeurs persistantes d’élections. Pour le moment, les néo-démocrates ont réussi à négocier dans l’intérêt des Canadiens. Nous pensons qu’il est possible de continuer sur cette voie. Notre priorité est que les gens demeurent au cœur de la réponse du Canada à la pandémie. Pour autant que nous pouvons obtenir des concessions du gouvernement et l’aider à améliorer ses plans, nous continuerons de déjouer les rumeurs d’élections. C’est le travail que les Canadiens nous ont confié et nous avons bien l’intention de le faire, sans chercher chaque fois à nous faire du capital politique. Nous ne pouvons pas cependant en dire autant des autres partis.

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