Carol Hughes’ column – NDP Bill would ensure dental care for millions

In Canada we are proud of our health care system. It delivers the care people need regardless of their economic status.  When compared against the American for-profit system, the benefits to the public are clear which is why we are often spared the stories of health care costs forcing people into debt.  Unfortunately, that’s not the case when it comes to dental care.  Even with insurance in place, Canadians can find themselves tapped by big dental bills.  For those without insurance, the cost can keep people from seeing a dentist altogether.  The irony is that any money we may be ‘saving’ by not including dental health in our system can cost more down the road as problems exacerbate.

This is the thinking behind an NDP bill that will extend dental care to Canadians making less than $90,000 a year.  Coverage that will help precarious workers, the self-employed and seniors.  As our economy comes to rely more on gig workers and those who hold down multiple jobs with few, if any, benefits, this need will only grow.

The fact is millions of Canadians don’t have any dental coverage at all.  This was made worse during the pandemic since many lost workplace benefits.  If that doesn’t change, even more Canadians will end up in emergency rooms because of preventable dental problems they couldn’t afford to address or didn’t learn about until they got worse because they couldn’t even afford checkups.

This isn’t a matter of speculation, the link between oral health and overall health is well established.  A report from the American Surgeon General in 2000, focused on the association explaining connections such as the one between periodontal disease and diabetes.  We should also consider that oral health encompasses more than just teeth and includes the health of gums, bones, ligaments, muscles, glands, and nerves.  Regular dentist visits can help people discover issues before they get worse, such as oral cancer which is considered fairly common and can be treated effectively if caught early enough.

The challenge seems clear enough: to ensure barriers to dental care are removed. Among those, cost is the most consistent obstacle.  Right now, one in three Canadians don’t have access to dental coverage and more than one in five say the cost stops them from visiting a dentist. New Democrats want to end the gross inequality in access to this basic aspect of healthcare and ensure the health and economic benefits of appropriate dental care for all is prioritized.

As parliament prepared to debate the NDP Bill, I was shocked to learn that Canada ranks among the lowest of the thirty-seven OECD (Organisation for Economic Co-operation and Development) countries when it comes to publicly funding dentistry.  That helps explain why people find themselves turning to social media to crowd fund important dental work, even when they have insurance.

Medical bankruptcy is the number one cause of all bankruptcies in the United States.  While that isn’t necessarily a concern here, dental bills can do the same thing to household budgets.  With an established connection between oral health and overall health we are only kicking a can further down the road if we don’t find ways to help those who routinely avoid the dentist based on cost. Tommy Douglas saw dental care as an important part of our healthcare system, this bill is a big step in that direction.

Un projet de loi du NPD donnerait accès aux soins dentaires à des millions de Canadiens

Au Canada, nous sommes fiers de notre système de soins de santé. Il permet aux gens d’obtenir les soins dont ils ont besoin, peu importe leur situation économique. Comparé au système américain fondé sur les profits, ses avantages pour la population sont évidents. C’est grâce à lui qu’on entend très peu parler de Canadiens ayant été obligés de s’endetter pour payer leurs soins de santé. Malheureusement, la situation n’est pas la même lorsqu’il s’agit des soins dentaires. Même lorsqu’ils ont des assurances, les Canadiens peuvent se retrouver à devoir payer des frais dentaires très élevés. Et pour ceux qui ne sont pas assurés, le coût peut tout simplement les dissuader d’aller consulter un dentiste. Or, de façon paradoxale, le fait de ne pas inclure les soins dentaires dans le système de santé afin d’« économiser », risque au contraire d’entraîner des coûts plus élevés, lorsque les problèmes s’aggravent.

C’est pour cette raison que le NPD propose qu’une couverture dentaire soit offerte aux ménages canadiens qui gagnent moins de 90 000 $ par année. Une telle couverture aidera les travailleurs ayant un emploi précaire, les travailleurs autonomes et les personnes âgées. Et au fur et à mesure que notre économie se tournera de plus en plus sur vers les travailleurs qui occupent de petits emplois temporaires ou qui cumulent plusieurs emplois offrant peu ou peu d’avantages sociaux, le besoin ne fera que grandir.

Des millions de Canadiens n’ont aucune assurance dentaire. Et la situation s’est aggravée depuis le début de la pandémie, car de nombreuses personnes ont perdu les avantages sociaux dont ils bénéficiaient au travail. Si rien ne change, encore plus de Canadiens devront se rendre à l’urgence à cause de problèmes dentaires évitables qu’ils n’ont pas les moyens de faire soigner ou qu’ils découvrent une fois que les dommages sont considérables parce qu’ils ne peuvent même pas se payer les examens de routine chez le dentiste.

Il ne s’agit pas de simples suppositions. Le lien entre la santé buccodentaire et la santé en général est bien établi. Selon un rapport de l’American Surgeon General publié en 2000, ce lien permet d’expliquer la relation qui existe par exemple entre les maladies parodontales et le diabète. Il ne faut pas oublier non plus que la santé buccodentaire ne se limite pas aux dents, mais qu’elle englobe aussi la santé des gencives, des os, des ligaments, des muscles, des glandes et des nerfs qui les entourent. Des visites régulières chez le dentiste peuvent permettre de déceler des problèmes avant qu’ils ne s’aggravent, notamment le cancer de la bouche, qui est plutôt courant et qui peut être traité avec succès s’il est détecté suffisamment tôt.

La solution pourtant simple : il faut faire disparaître les obstacles à l’obtention de soins dentaires. Parmi ces obstacles, le coût est le plus fréquent. À l’heure actuelle au Canada, une personne sur trois n’a pas accès à une assurance dentaire et plus d’une personne sur cinq affirme que le coût de ces soins la dissuade de consulter un dentiste. Les néo-démocrates veulent mettre fin à cette inégalité flagrante dans l’accès à cette composante fondamentale des soins de santé et faire en sorte que l’accès pour tous aux bienfaits économiques et pour la santé associée à des soins dentaires adéquats soit considéré comme une priorité.

Tandis que nous nous préparions à débattre du projet de loi du NPD, j’ai été consternée d’apprendre que le Canada se classe parmi les derniers des 37 pays de l’OCDE (l’Organisation de coopération et de développement économiques) pour ce qui est du financement public accordé aux soins dentaires. Cela explique en partie pourquoi certains Canadiens, même ceux qui ont une assurance, doivent s’en remettre aux réseaux sociaux et au sociofinancement pour payer des soins dentaires coûteux.

Les factures de soins médicaux sont la principale cause de toutes les faillites déclarées aux États‑Unis. Même si le problème ne se pose pas nécessairement au Canada, les factures de soins dentaires peuvent avoir les mêmes conséquences sur le budget des ménages. Compte tenu du lien clairement établi entre la santé buccodentaire et la santé en général, si nous ne trouvons pas un moyen d’aider les personnes qui évitent d’aller chez le dentiste à cause du coût, nous ne faisons que reporter le problème à plus tard. Tommy Douglas considérait les soins dentaires comme un élément important de notre système de soins de santé. Le projet de loi du NPD est un grand pas dans cette direction.

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