Carol Hughes’ column – With historic steps, change is in the wind

Anyone paying attention to Canada recently will notice that Indigenous women have been breaking down barriers and setting precedents as they assume high-profile leadership roles.  With Rosanne Archibald winning election as Grand Chief of the Assembly of First Nations (AFN), she becomes the first woman to hold the position.  That will be followed on July 26th, with Mary Simon’s historic installation as the first Indigenous person to hold the position of Governor General. While most of the focus will relate to the identity aspect of these women’s stories, it is only fair to note that both Archibald and Simon were accomplished to begin with, which helps  explain their selection and the hope that are attached to their ascent.

For Mary Simon, the importance of the moment is clear.  Our next Governor General sees her appointment as an historic step that can help facilitate healing and also provide inspiration for reconciliation.  Her selection also shows how accomplished she is, and the skills she has developed throughout her career should help her weather any unforeseen difficulties – something her predecessor struggled with.

The public facing nature of Ms. Simon’s previous work all but ensures she can handle the elbows-up element of politics which sometimes creeps into the work of the Governor General.  She has served as Canada’s first Inuk ambassador to the Inuit Circumpolar Conference.  She has also served as Canada’s ambassador to Denmark, and for two terms as the President of the Inuit Tapiriit Kanatami – a non-profit organization in Canada that represents over 65,000 Inuit.  Given the nature of these positions, we can see Ms. Simon isn’t one to shy away from a challenge or to blaze trails.

Rosanne Archibald’s victory in the recent AFN election is no less historic. Although she is the first woman to assume the position of Grand Chief, her leadership experience is vast, including a three year stint as Ontario Regional Chief. Archibald was first elected as the chief of the Taykwa Tagamou Nation in 1990.  At that time, she was the first woman and the youngest Chief ever elected and hasn’t stopped breaking down barriers since.  The theme of first and youngest repeated when Archibald became the first woman and youngest Nishnawbe Aski Nation Deputy Grand Chief in 1991, and again as the first woman and youngest Grand Chief of the Mushkegowuk Council in 1994.  Even in her recent term as Ontario’s Grand Chief, she was the first woman to serve in that position.

Although Ms Archibald is the first woman to win election as Grand Chief of the AFN, Delia Opekokew, a Cree lawyer and writer from the Canoe Lake First Nation in Saskatchewan, was the first woman to run for the position in 1994.  Strong second place finishes by Wendy Grant-John in 1997, Roberta Jamieson in 2003, Pam Palmater in 2012, and Sheila North in 2018 showed that the AFN has been working its way to this moment in the decades since Delia Opekokew’s inclusion on the Assembly’s  ballot.

There is no such line to consider for Governor’s General with only insiders knowing who was considered and how far along that process anyone made it.  What is certain is that Ms. Simon is the first Indigenous person to fill the position. What is unknown is how that position may change because of her appointment.  There will be some who find it uncomforting to have her fill the role of the Queen’s representative in Canada given the colonial implications that cannot be separated from the position.  Some may see that as a conflict and others as an opportunity to expand the notion of that representation.  Given her accomplishments, it would be foolish to bet against her changing the role in a positive manner.  The same can be said for Ms. Archibald who clearly isn’t done setting precedents or leading by example.

Des changements historiques qui démontrent que le vent tourne

Quiconque suit l’actualité au Canada ces derniers temps constatera que les femmes autochtones font tomber les barrières et créent des précédents en assumant des rôles de premier plan. RoseAnne Archibald a été élue au poste de Cheffe nationale de l’Assemblée des Premières Nations (APN), ce qui fait d’elle la première femme à occuper ce poste. Le 26 juillet, Mary Simon deviendra officiellement la première personne autochtone à occuper le poste de gouverneur général. Bien que l’accent soit surtout mis sur l’aspect identitaire de l’histoire de ces femmes, il convient de noter que Mme Archibald et Mme Simon étaient deux femmes accomplies au départ, ce qui contribue à expliquer leur sélection et l’espoir qui accompagne leur ascension.

Pour Mary Simon, l’importance du moment est claire. La future gouverneure générale considère sa nomination comme une étape historique qui peut contribuer à faciliter la guérison et aussi servir d’inspiration à la réconciliation. Sa sélection montre également à quel point elle est accomplie, et les compétences qu’elle a développées tout au long de sa carrière devraient l’aider à surmonter toute difficulté imprévue, ce qui était plus difficile pour son prédécesseur.

Le fait que Mme Simon a dû composer avec l’opinion publique dans le cadre de son travail antérieur démontre qu’elle peut faire face à la dimension politique qui intervient parfois dans le travail de la gouverneure générale. Elle a été la première ambassadrice inuite du Canada au Conseil circumpolaire inuit. Elle a également été ambassadrice du Canada au Danemark et, pendant deux mandats, présidente de l’Inuit Tapiriit Kanatami, une organisation sans but lucratif qui représente plus de 65 000 Inuits au Canada. Compte tenu de la nature de ces postes, il est clair que Mme Simon n’est pas du genre à reculer devant un défi ou devant la possibilité d’ouvrir la voie à d’autres.

La victoire de RoseAnne Archibald aux récentes élections de l’APN est tout aussi historique. Bien qu’elle soit la première femme à occuper le poste de cheffe nationale, elle possède une vaste expérience du leadership, notamment en tant que cheffe régionale de l’Ontario pendant trois ans. Mme Archibald a été élue pour la première fois au poste de chef de la Nation Taykwa Tagamou en 1990. Elle était aussi la première femme et la personne la plus jeune jamais élue au poste de chef de la nation Taykwa Tagamou en 1990, et elle a continué de franchir des obstacles depuis. Elle était aussi la première femme et la plus jeune des grands chefs adjoints de la nation Nishnawbe Aski en 1991, puis la première femme et la plus jeune des grands chefs du conseil Mushkegowuk en 1994. Même lors de son récent mandat de cheffe nationale de l’Ontario, elle était encore une fois la première femme à occuper ce poste.

Bien que Mme Archibald soit la première femme à être élue au poste de Cheffe nationale de l’APN, Delia Opekokew, avocate et écrivaine crie de la Première Nation de Canoe Lake en Saskatchewan, a été la première femme à se présenter à ce poste en 1994. Les excellentes deuxièmes places obtenues par Wendy Grant-John en 1997, Roberta Jamieson en 2003, Pam Palmater en 2012 et Sheila North en 2018 montrent que l’APN s’est préparée à ce moment au cours des décennies qui ont suivi l’inscription de Delia Opekokew sur le bulletin de vote de l’Assemblée.

Il n’y a pas de ligne de conduite à suivre pour le poste de gouverneur général, et seuls les initiés savent qui a été pris en considération et à quel stade du processus quelqu’un est arrivé. Ce qui est certain, c’est que Mme Simon est la première personne autochtone à occuper ce poste. Ce que l’on ne sait pas, en revanche, c’est dans quelle mesure ce poste pourrait changer du fait de sa nomination. Certains trouveront inconfortable de la voir occuper le rôle de représentante de la reine au Canada, étant donné les implications coloniales qui ne peuvent être dissociées de ce poste. Certains peuvent y voir un conflit et d’autres une occasion d’élargir la notion de cette représentation. Compte tenu de ses réalisations, il serait insensé de croire qu’elle ne changera pas le rôle de manière positive. On peut en dire autant de Mme Archibald, qui n’a manifestement pas fini de créer des précédents ou de montrer l’exemple.

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